Naissance à Courbevoie (Seine), mort à Genève.
Etudes à la Faculté des Lettres de l'Université de Genève, filière Langues classiques, dès 1948. Membre du Groupe d'études socialistes (GES) et du Parti suisse du travail (PdT). Lance, à Genève, une pétition pour la paix et une autre contre l'arme atomique en 1949 et 1950. Est exclu temporairement des cours pour cette raison. Participe à Horizons, bulletin édité par le GES. Assiste au congrès de l'Union internationale des étudiants à Prague en août 1950.
Stages dans l'enseignement secondaire en 1952-1953, mais n'obtient jamais de remplacement. Il effectue alors des remplacements dans l'enseignement primaire où il est nommé par concours (1953). Suite à une rencontre avec Alfred Borel, conseiller d'État (exécutif cantonal) en charge de l'instruction publique, au cours de laquelle il demande que soit levé l'ostracisme qui le frappe en raison de son engagement politique, il obtient un remplacement, puis sa nomination au Collège Calvin en 1958 où il enseigne jusqu'en 1961.
Bourse de jeune chercheur du FNRS en 1962, puis assistant du Professeur Sven Stelling-Michaud de 1963 à 1969 (Université de Genève). Assistant à la Faculté des Sciences économiques et sociales de 1974 à 1979, puis chargé d'enseignement dans cette même faculté. Marc Vuilleumier a assuré l'édition scientifique de nombreux textes sur l'histoire du mouvement ouvrier au XIXe siècle. Il a fait œuvre de pionnier dans le domaine de l'histoire du mouvement ouvrier en Suisse et en Europe.
(voir «Introduction générale», in Marc Vuilleumier, Histoire et combats: mouvement ouvrier et socialisme en Suisse 1864-1960, éditions d'en bas et Collège du travail, Lausanne et Genève, 2012, pp. 11-55; "Notice VUILLEUMIER Marc" par Marianne Enckell, version mise en ligne le 23 janvier 2021, https://maitron.fr/spip.php?article236750).
Née le 6 février 1926, établie à Genève dès 1946, ouvrière chez Tavaro puis fonctionnaire à l'Office des chèques postaux, Amélia Christinat est membre du Parti socialiste genevois dès 1961, a été conseillère municipale de la Ville de Genève (1967-1969), députée au Grand Conseil de Genève (1969-1980), conseillère nationale (1978-1987). Elle a participé à la fondation de la Fédération romande des consommatrices et était membre du syndicat Union PTT.
Elle était mariée à Emile Christinat, employé postal et syndicaliste.
Pour plus d'information, voir la notice du Dictionnaire historique suisse et les articles dans la documentation annexe (Classeur CT "Inventaire Archives")
Né en 1931 à Lwów en Pologne et décédé en 2025 à Genève, Dan Gallin a été militant socialiste, secrétaire général de l'Union internationale des travailleurs de l'alimentation, de l'agriculture, de l'hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes (UITA) de 1968 à 1997, fondateur du Global Labour Institute en 1997 et membre du Conseil de fondation du Collège du travail de 1997 à 2017. Il a également été président de l'International Federation of Workers' Education Associations (IFWEA) de 1991 à 2003 et premier directeur du Programme d’organisation et de représentation du réseau WIEGO (Women in Informal Employment: Globalizing and Organising, 2000 et 2002).
Après avoir été scolarisé dès 1943 à l'Institut du Rosey à Rolle, puis à l'Ecole Lemania où il obtient son baccalaurat, il se rend aux Etats-Unis en 1949 pour ses études à l'Université du Kansas. Il participe alors à l'édition du journal étudiant Upstream et milite au sein de l'Independant Socialist League
De retour à Genève en 1953 après le non renouvellement de son titre de séjour, Gallin s'engage dans des réseaux de solidarité internationale. Il a contribué à fonder le Comité suisse d'aide aux réfugiés espagnols (Spanish Refugee Aid, SRA) en 1956. Il a également actif dans le soutien à la lutte d'indépendance algérienne, en lien avec l'Union des syndicats de travailleurs algériens (USTA). Il participe ensuite à la section genevoise du Comité de solidarité socialiste avec les opposants des pays de l'Est (CSSOPE) entre 1977 à 1990.
Adhérant au Parti socialiste genevois en 1957, Gallin a été notamment membre du Comité directeur (1974-1980), des sections Trois-Chêne (jusqu'en 1974), de Lancy (1974-1982) et de Carouge (1983-) ainsi que de la Commission de solidarité internationale (1974-2000).
Tout au long de sa vie, dans le cadre de ses engagements syndicaux et politiques, Dan Gallin publie des analyses et des propositions relatives au syndicalisme international, au mouvement ouvrier face à la globalisation, aux luttes anticoloniales et à la solidarité internationale.
Pour plus d'information, voir :
Gallin, Dan, Fil rouge: expériences et écrits sur le syndicalisme international, Genève: Collège du travail, 2009.
Haag-Gallin, Laura, "Dan Gallin obituary", The Guardian, juillet 2025, consulté le 06.02.2026.