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              CH-001784-0 SON-B-013-2 · pièce · 1985-1986
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un charpentier, Julien Claude, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:01:34).
              Périodes évoquées: Moyen-Age, 1920-1940, 1980

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/3, 2/3 et 3/3):
              Il s'agit d'un interview axé sur les origines, les raisons d'existence et l'évolution jusqu'à aujourd'hui des sociétés de compagnons. Julien Claude parle de substitution de monde compagnonnique par les syndicats. Il rappelle que les associations de compagnons étaient en règle générale interdites. Il raconte la création en 1943 de l'Association ouvrière des compagnons du devoir, association regroupant plus de seize métiers.
              L'autre volet important de cet entretien a pour sujet la formation et la transmission de connaissance. Le "tour de France" des compagnons y est décrit: l'organisation de l'accueil, les cours du soir ainsi que les différentes étapes et épreuves du processus de formation (admission en tant que stagiaire, décision de devenir aspirant puis épreuve menant au statut de compagnon). Il est question aussi: des compagnons en tant que dépositaires d'une science de la construction, de la circulation des ouvriers en Europe et de la nécessité d'une organisation stricte lorsque les ouvrages sont très grands et impliquent un nombre important de personnes.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-B-016-2 · pièce · 13.06.1985
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un couvreur, intiales R.O., par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:50:20).
              Période évoquée: 1947-1960

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2)
              Dans cet entretien, ce couvreur d'origine italienne raconte son parcours et son métier. Il explique comment il a quitté son village pour la première fois en 1947, à 17 ans, un peu à contrecœur, pour saisir l'opportunité de travailler en Suisse que lui avait organisée son frère. Afin de l'encourager à revenir, son patron lui avait promis un bon suivi et lui avait augmenté son salaire les dernières semaines de travail. Il est revenu l'année d'après et s'est spécialisé dans les travaux particuliers (ardoises, tuiles romaines, etc.). Paradoxe de son parcours, il deviendra examinateur pour les apprentis, alors que lui-même n'a jamais obtenu du diplôme. Il explique l'origine et les particularités de différentes tuiles et l'évolution dans la fabrication des toits avec les nouveaux besoins d'isolation (utilisation de l'amiante, eternit). Il raconte les très dures conditions de travail des fabricants de tuiles, et dit l'amélioration des conditions obtenues lorsqu'ils ont créé une section à la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB). Il raconte la tradition du sapin posé tout en haut de la charpente, en général par les charpentiers [le bouquet]. Cet acte marque un moment important pour le chantier et est une invitation à offrir une verrée aux ouvriers. Si le message n'est pas compris, le sapin est remplacé par un râteau. Il raconte les difficultés à continuer à travailler après soixante ans, la façon dont certains perdent la sensibilité sous les pieds. Christiane Wist et le couvreur débattent de la possibilité d'instaurer une retraite anticipée pour les métiers pénibles. "Si c'est pour aller à la retraite, juste pour être là et attendre de mourir..." Il mentionne les contraintes du statut de saisonnier et de la peur de ses enfants d'être chassés pendant l'initiative Schwarzenbach sur l'immigration. Les salaires sont aussi évoqués, notamment les retenues pour les frais de permis de séjour.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-B-018-2 · pièce · 28.6.1985
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un tailleur de pierre, Dominique Bovy, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:21:30).
              Période évoquée: 1920-1980

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2):
              Dans ce riche entretien semi-dirigé, Dominique Bovy raconte les techniques de ce métier pratiquement disparu depuis les années 1950, un métier d'entretien ou de restauration depuis cette période. Il traite des différents système de formation, raconte la méthode italienne où, très jeunes, les intéressés passent une année en observateur non rémunéré dans les carrières. Il raconte en détail les différentes qualités et provenances de la pierre et cite des bâtiments à Genève où l'on peut les apercevoir. Il explique le système du compagnonnage. Il parle de comment les métiers influencent les comportements et les corps. Il parle aussi de stéréotomie, l'art de la coupe de la pierre, et des tailleurs de pierre qui excellaient dans la fabrication et la forge de leur propres outils de travail.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-B-021-2 · pièce · 20.06.1985
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un carreleur, E.M., par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:00:32).
              Période évoquée: 1920-1940

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2):
              Ce carreleur, né à Genève, d'origine italienne, a fait son apprentissage auprès d'anciens carreleurs italiens. Il raconte son apprentissage à la Tour-de-Peilz. Le responsable du chantier de la Société des Nations (SdN) est allé chercher des carreleurs à Vevey, car les bons artisans étaient durs à trouver. Il décrit en détail les méthodes pour tirer le mortier, l'ordre de pose des carreaux, la technique du joint allumette, la mosaïque, son travail en France voisine, ainsi que les conditions de travail.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-B-013-3 · pièce · 1985-1986
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un charpentier, Julien Claude, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:01:34).
              Périodes évoquées: Moyen-Age, 1920-1940, 1980

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/3, 2/3 et 3/3):
              Il s'agit d'un interview axé sur les origines, les raisons d'existence et l'évolution jusqu'à aujourd'hui des sociétés de compagnons. Julien Claude parle de substitution de monde compagnonnique par les syndicats. Il rappelle que les associations de compagnons étaient en règle générale interdites. Il raconte la création en 1943 de l'Association ouvrière des compagnons du devoir, association regroupant plus de seize métiers.
              L'autre volet important de cet entretien a pour sujet la formation et la transmission de connaissance. Le "tour de France" des compagnons y est décrit: l'organisation de l'accueil, les cours du soir ainsi que les différentes étapes et épreuves du processus de formation (admission en tant que stagiaire, décision de devenir aspirant puis épreuve menant au statut de compagnon). Il est question aussi: des compagnons en tant que dépositaires d'une science de la construction, de la circulation des ouvriers en Europe et de la nécessité d'une organisation stricte lorsque les ouvrages sont très grands et impliquent un nombre important de personnes.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-011-2 · pièce · 1983-1984
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un colleur de papier peint, le personnage O, par Paulette Deleval et Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:57:39).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
              Dans cet entretien, ce colleur de papier peint, syndiqué à la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB) raconte son premier petit boulot à onze ans et demi, puis son apprentissage à 13 ans et demi. Il travaillait en étant payé à la pièce, c'est à dire au rouleau. Il raconte les méthodes de sabotage spécifiques aux colleurs. Pour les colleurs de papiers peints, parfois une ou deux heures supplémentaires le soir, leur faisait gagner un ou deux jours de travail. Il faisait beaucoup de football.

              Repérage des sujets principaux : (2ème partie/2)
              00:00:00 à 00:09:00 : A commencé son apprentissage à 13 ans. Pour lui le chômage n'a pas été trop dur, surtout il n'a pas connu le chômage en étant marié - "Les syndicats chrétiens sociaux avaient été travailler, accompagnés par des gendarmes. Ils défendent le patron, ils ne se défendent pas eux-mêmes" – Vous dites que vous êtes chrétien et pas anarchiste: je n'ai jamais pensé à aller à la FOBB, peut être que les chrétiens sociaux n'existaient pas à l'époque en 1933 - La FOBB avait quand même bien aidé les chômeurs. Si on était célibataire ça allait, mais si on avait des enfants, alors l'aide de la FOBB était nécessaire - Anecdote d'une réception le soir, il est resté le soir pour terminer un travail, 45 ou 60 minutes de plus, "je l'ai fait pour moi, car je voulais aller travailler ailleurs le lendemain. J'ai croisé Tronchet";
              00:09:00 à 00:18:00 : "Actions directes: on a eu rayé des travaux qui ont été faits, des papiers, personne ne savait qui l'avait fait. On défendait ce métier. - Les actions directes, c'était des idées de Tronchet. - Les parqueteurs, et les plâtriers, ce sont des métiers, pour parfois deux heures de temps on gagnait 4 jours.- Je suis pas trop un participant du 1er mai. Pas contre, mais pas dans mes idées."

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-B-001-1 · pièce · 1985-1986
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'Albert Perinetto, ouvrier staffeur par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:57:28).
              Période évoquée : 1920-1940

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (1/2 et 2/2) :
              Albert Perinetto décrit les méthodes utilisées pour travailler et poser le staff, ce mélange de plâtre et de fibres utilisé dans le moulage et la pose d'ouvrages décoratifs. Il décrit les différentes matériaux et outils utilisés. Il parle de la réticence des anciens à transmettre le métier. Il décrit l'évolution de ce métier et du domaine du bâtiment à travers son expérience. Il se met à son compte en 1952 et engage son père comme ouvrier. Il raconte des anecdotes sur le métier de staffeur au Maroc, la tolérance du travail du samedi dans des situations exceptionnelles, l'ambiance du vendredi dans les ateliers et la réputation de bons vivants des staffeurs.

              Sujets principaux - pointages temporels (1ère partie/2) :
              00:04:00 Sur l'ambiance décontractée du vendredi à l'atelier – patron et architectes buvant des verres et jouant aux boules ensemble – pas de peur de côtoyer les concurrents ;
              00:04:50 Apprentissage sur le tas - métier qu'on est obligé d'aimer ;
              00:06:10 Se mettre à son compte en 1952 et engager son père comme ouvrier – plus belles années entre 1962 et 1965 ;
              00:06:50 Méthodes de travail : comment poser une corniche – solidité dans le temps de la filasse trempée dans le plâtre - changement des méthodes avec les colles;
              00:09:00 Coordination du travail de staffeur avec celui des menuisiers – staffeur, plâtrier, gypsier puis les menuisiers ;
              00:09:50 Méthodes pour les plafonds : lattis puis sciure dans plâtre, treillis de poule – panneaux préfabriqués et usage de colles– huit à dix ans de recherche pour arriver à une bonne technique – le temps de séchage prolongeant de trois semaines un travail de deux jours ;
              00:13:30 Métier très en vogue à l'époque du père : 20 à 30 staffeurs par pavillon ;
              00:13:50 Méthodes de fabrication – le calibre : reproduction d'un dessin sur le zinc, passage sur un bois, insertion dans un sabot – la décoration, le moulage : modelage en terre glaise, empreinte en plâtre, deuxième plâtre pour la matrice, puis l'épreuve – usage de la colle de peau de lapin, la gélatine – colle d'or – colle d'os – staffeur-mouleur-modeleur ;
              00:20:30 Fabrication du plâtre – le gypse – utilisation de la chaux – question des températures – cuisson du plâtre pour enlever les impuretés ;
              00:23:20 Travail de l'apprenti : préparation de la colle, gélatine, chaux ;
              00:23:40 Réticence des anciens à transmettre les techniques – ouvriers travaillant derrière des draps pour ne pas livrer leurs secrets;
              00:24:45 Âge idéal pour entrée en apprentissage : avant 22 ans – 14 ans du temps du père ;
              00:25:20 Charbonnier pendant la guerre ;
              00:26:40 Travail du samedi et dimanche toléré pour sauver l'entreprise après la perte de quatre employés dans un accident ;
              00:28:32 Tables mécaniques – pas de retraite avant 1947 ;
              00:31:01 Staffeur d'atelier et staffeur de chantier : deux métiers différents ;
              00:33:30 Savoirs innés ? - importance de la vue - ingratitude de certains autres métiers : métier de peintre ;
              00:35:20 Nécessité d'avoir pratiqué le métier pour être patron, pour faire des devis ;
              00:37:05 Père participe à l'exposition de Paris en 1925 ;
              00:38:00 Les permis de séjours – la difficulté d'embaucher à distance – la pression des attentes de la famille au pays ;
              00:41:20 Clientèle arabe – travail au Maroc – différence dans le travail de finition – échange de méthodes ;
              00:44:45 Travail dans les mosquées : « Tout ce qui est en décoration, ils veulent que ce soit fait par la main de l'homme. C'est marqué dans le Coran ».

              Perinetto, Albert; interviewé/e
              CH-001784-0 SON-B-001-2 · pièce · 1985-1986
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'Albert Perinetto, ouvrier staffeur par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:57:28).
              Période évoquée : 1920-1940

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (1/2 et 2/2) :
              Albert Perinetto décrit les méthodes utilisées pour travailler et poser le staff, ce mélange de plâtre et de fibres utilisé dans le moulage et la pose d'ouvrages décoratifs. Il décrit les différentes matériaux et outils utilisés. Il parle de la réticence des anciens à transmettre le métier. Il décrit l'évolution de ce métier et du domaine du bâtiment à travers son expérience. Il se met à son compte en 1952 et engage son père comme ouvrier. Il raconte des anecdotes sur le métier de staffeur au Maroc, la tolérance du travail du samedi dans des situations exceptionnelles, l'ambiance du vendredi dans les ateliers et la réputation de bons vivants des staffeurs.

              Sujets principaux - pointages temporels (2e partie/2) :
              00:00:05 Métier au Maroc, apprentissage, école du roi ;
              00:00:50 Technique du plâtre repoussé – art mauresque – technique du carton-pierre ;
              00:03:00 Choix du métier ;
              00:03:50 Technique des chablons ;
              00:06:10 Outils des staffeurs – outils en corne venus d'Espagne – utilisation de la gomme-laque pour durcir et entretenir les trésors ;
              00:10:00 Pas de niveaux : les angles fait à l’œil ;
              00:11:40 Staffeurs bons vivants – le tâcheron - chef mène l'équipe à la fête - équipe faisant la fête durant deux jours : « c'étaient des artistes dans tous les domaines ».

              Perinetto, Albert; interviewé/e
              CH-001784-0 SON-B-002-1 · pièce · 1985-1986
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de Gaston Baumann, menuisier, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:07:27).
              Période évoquée: 1920-1960

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2) :
              Baumann raconte son parcours professionnel et politique depuis sa naissance dans une famille nombreuse et pauvre dans le canton de Neuchâtel jusqu'à sa position de contremaître et conseiller administratif à Carouge. Il raconte les conditions de vie et de travail dans son apprentissage officieux des métiers du bois, les négociations salariales et les relations avec les artisans italiens. Il raconte sa tentative d'émigration à Paris, ou il a subi le racisme de ses collègues. Il raconte l'évolution du contexte de travail et des techniques dans les métiers du bois, avec un accent spécifique sur les charpentes.

              Sujets principaux - pointages temporels (1ère partie/2) :
              00:00:10 Naissance au Val de Ruz, Neuchâtel, famille très pauvre - dixième enfant sur dix – tous les frères manœuvres sauf un menuisier-charpentier ;
              00:01:02 Bucheron, puis départ pour Paris en 1927, à dix-sept ans – travail au noir comme charbonnier – xénophobie contre « ces sales suisses qui viennent manger le pain des français – retour en Suisse suite à une rafle ;
              00:03:50 Travail de menuisier chez son frère : horaire 7h-12h, 13h-18h, 19h-22h – maladies – conflits sur temps de travail ;
              00:06:50 Cinq mois à « traîner à la campagne », travail de bucheron – la mère : culture de petits légumes et vente au marché le samedi à Neuchâtel ;
              00:07:01 Travail comme manœuvre dans une scierie, puis dans la menuiserie – conditions de vie difficiles avec le froid, moins 27 degrés– activités de menuiserie, salaire manœuvre 50 CHF par mois – refus d'augmentation – conflit ;
              00:13:25 Travail à Genève – ignorant tout du syndicat sauf « que c'était les anarchistes et tout ça » - père empêchant d'aller à Zurich car « Zurich était rouge » ;
              00:13:55 Travail à Carouge pendant 44 ans – salaire initial à 90 centimes de l'heure - tarif de manœuvre 1 franc 20, tarif de menuisier 1franc 60 – Augmentation de 1 centime à la fois dans les années 1931-1933 – chaque mois une augmentation;
              00:15:20 Travail de charpente – crainte que les toits plats de l'architecte Braillard signifient la mort de la charpente - explication de la charpente collée ;
              00:26:30 Machines en panne, apprentissage de l'utilisation de la varlope pour dégauchir le bois ;
              00:29:20 Cours de dessin de menuiserie 1930-1935 ;
              00:31:07 Travail avec les compagnons hambourgeois – bonne ambiance de fraternité sur les chantiers ;
              00:35:40 Père charron : apprentissage de la scie, reprise du récit
              00:37:20 Savoir utiliser un fil à plomb ;
              00:39:05 Années 1947-1950 « Ils enfilaient une pièce dans une machine, il en sortait une fenêtre (…) nous on les fabriquait (…) On avait encore le sentiment d'être un petit artisan, ce n'est pas des robots comme maintenant» ;
              00:41:02 Les menuisiers italiens piémontais et leur don pour les beaux travaux et les meubles anciens – rivalité entre les suisses et les italiens ;
              00:42:30 Découverte d'un don pour la pose de menuiserie, « Là, je me suis révélé (…) habile et très rapide »;
              00:43:58 Nouveau journal « Le Monde » - article sur Nicole ;
              00:45:50 Répartition du travail de chantier - parcours : chef de chantier, contremaître (coordination de la pose sur quarante chantiers) ;

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-B-003-1 · pièce · 1985-1986
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview de François Duret, charpentier, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien : 00:55:09)
              Période évoquée: 1870-1960

              Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2) :
              François Duret raconte à grands traits l'histoire de l'entreprise familiale de charpente. Charpentiers de père en fils, lui et son père se sont formés au métier par le biais du compagnonnage. Les sujets abordés vont des premières machines électriques à l'origine des différents bois. Il raconte quelques éléments sur le compagnonnage en France et en Allemagne pendant la période de la guerre. Il explique les différences de techniques entre les compagnons charpentiers français et allemands. L'observation et le commentaire de photographies forment la trame de cet entretien semi-dirigé; cette structure d'entretien représente environ les deux-tiers du temps d'enregistrement.

              Sujets principaux - pointages temporels (1ère partie/2) :
              00:00:00 Arrière-grand père suisse expatrié à l'époque des guerres de Napoléon en raison de l'absence de travail - Militaire en Italie, puis en Argentine, aussi comme militaire pour travailler dans les chemins de fer ;
              00:01:30 Installation d'une menuiserie-charpente – marié à Villette – femme savoyarde, « mais à l'époque il n'y avait pas encore de frontières, on travaillait où on voulait » ;
              00:02:00 Attiré par les machines électriques, s'installe près de la rivière l'Arve – remonte le pavillon monté pour l'exposition nationale ;
              00:03:20 La mère faisait de la nourriture pour les compagnons  - Arrière-grand-père décédé des fièvres, le grand-père au pays pour reprendre l'entreprise – réformé du service militaire après une blessure à l’œil;
              00:05:00 1928, les premières machines fonctionnant à l'électricité : la scie à ruban, la raboteuse, la dégauchisseuse, la perceuse, une petite machine de charpente – la scierie fonctionnant avec la traction hydraulique, difficulté car l'Arve est une rivière très irrégulière - Livraison avec chevaux prêtés par des paysans;
              00:07:50 Abandon de la scierie notamment pour des questions de transport, et du fait que tous les villages en disposaient d'une ;
              00:09:00 Origine du bois - rayon de 30 km, transportable par chevaux, notamment en France, avant 1914 pratiquement pas de frontières - chêne ou hêtre ;
              00:10:50 L'ancien pont suspendu du Pont de la Caille, refait à plusieurs reprise ;
              [suivent une série de commentaires sur des photos]
              00:12:00 1934-1936 apprentissage en Allemagne - costume des charpentiers allemands sur la photo - puis employé comme technicien ;
              00:12:46 Participation à la construction du vélodrome d'hiver en 1936 – ossature bois;
              00:13:20 Commentaire d'une photo du coffrage du Pont de Vessy ;
              00:14:00 Arrêté en Allemagne en 1935, seul étranger dans une ville de 3000 personnes ;
              00:14:50 Construction du manège Favre à Merlinges, pour un colonel de cavalerie ;
              00:15:40 Surélévation des halles de Rive – démolies après avoir été restaurées ;
              00:16:40 Démolition de la gare Cornavin ;
              00:17:00 Exposition nationale de Zurich en 1939, construction de pilotis pour stabiliser les constructions; Lausanne pendant la guerre ;
              00:17:50 Village dans le sud de l'Allemagne ;
              00:18:30 Construction du Port Franc ;
              00:19:00 Guillon, examinateur pour une école de charpente à Genève, le père de François Duret y a aussi travaillé ;
              00:19:52 Bâtiment à la clinique Bel-Air ; le pavillon pour « l'admission des femmes tranquilles » ;
              00:20:30 Transformation du restaurant de la grand-mère ;
              00:21:00 Origine du bois pendant l'entre-deux-guerre, 30km le rayon. Bois suisse : depuis le Jura, la Gruyère (les sapins), le chêne importé depuis la France et l'Allemagne pour des raisons de qualité – bois exotiques pour les bateaux, puis après la guerre aussi dans le bâtiment – La Suisse était un consommateur moyen de bois, contrairement aux pays touchés par la Grande Guerre ;
              00:23:54 Pas connu son grand-père - rentré à 40 ans pour fonder une famille ;
              00:24:42 « Fils unique » (quatre sœurs) - faire charpentier par tradition, depuis quatre générations ;
              00:25:50 formation aux Arts et Métiers, puis a été faire un tour « comme c'est d'usage » - Lors de voyages en France a rencontré les compagnons, notamment Guillon, son maître ;
              00:26:57 [Interruption d'enregistrement];
              00:27:28 [fin de l'interruption] Construction d'un hangar pour la Croix-Rouge suisse pendant la guerre en association avec Casaï et Verdel, près du Bois-des-Frères ;
              [Interruption, autre enregistrement] ;
              00:27:50 Cours à «L'Ecole pratique de stéréotomie appliquée à la construction », dans les années 1898-1899 chez P. F. Guillon fils, à Romanèche Torrens ;
              00:28:55 Suite au décès de son grand-père, le père est revenu - régulièrement des visites de compagnons qui venaient à l'embauche ;
              00:29:41 : Parcours : école primaire à Genève, Ecole professionnelle, une année aux Arts et Métiers, une année à Zurich pour un stage préparatoire pour le Technikum Winterthur – Allemagne, connaissance des compagnons allemands – commentaire des photos en costume de compagnon, avec sa canne, une pièce de bois sculptée que chaque compagnon se fabrique ;

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice