Tribune installé à Plainpalais avec plusieurs orateurs, dont Luigi Bertoni.
[inconnu]Portrait (buste), avec signature.
[inconnu]Grève générale du bois et du bâtiment contre la baisse générale des salaires - 3 septembre 1932 (affrontement sur le chantier SDN).
Texte supplémentaire: "Fédération des Ouvriers du Bois et du Bâtiment (Section Genève) - A l'opinion publique; A la classe ouvrière; Aux travailleurs du bois et du bâtiment.
Citoyens! Camarades! Le patronat de ce pays a déclenché une formidable offensive contre la classe ouvrière: Il veut baisser les salaires […]
Grève générale d'un jour pour Samedi 3 Septembre qui sera une Grande démonstration de solidarité et protestation ouvrières […] Tous ensemble. Nous affirmons, notre volonté de lutter: Contre la baisse des salaires; Contre le chômage; Pour des contrats collectifs; Pour la semaine de quarante heures.
Vive la solidarité et l'action syndicaliste. A bas le régime de l'exploitation de l'homme par l'homme."
Portrait de Pierre Kropotkine (buste) avec dédicace imprimée "bien fraternellement, Dimitroff, novembre 1920".
Le Réveil, Genève, éditeurCarte qui dénonce la voracité des propriétaires immobiliers "J'ai doublé les loyers... Si je doublais les termes?"
Le Réveil, Genève, éditeurNotes et sources (transcrites ou photocopiées) relatives à la diffusion des idées fouriéristes en Suisse. On y trouve notamment la correspondance entre Vuilleumier et plusieurs bibliothèques ou service d'archives.
Interview de Gérald Verdon (né le 21.12.1953 à Genève), ancien apprenti, puis ouvrier chez Gardy, membre de la commission du personnel, 1969-1999. Interviewé par Fabienne Kühn.
Période évoquée: 1969-1999 principalement.
00:00 né le 21.12.1953 à Genève ; enfance et école à Thônex (Seymaz, Foron, Florence), bons souvenirs, filles et garçons séparés en classe; apprentissage chez Gardy dès 1969, CFC en 1973 ; père gendarme et mère au foyer ;
03:00-05:44 organisation de l’apprentissage chez Gardy : 1ère année dans un atelier spécifique, puis 3-4 mois par atelier ; 3-4 apprentis par année ; bonne formation et bonne ambiance d’équipe ;
05:45-09:24 se plaît chez Gardy, y reste toute sa vie professionnelle ; rachat par ABB-Sécheron, transfert à Satigny ; bonnes conditions de travail ; Verdon membre de la commission du personnel (de 1973-1974 jusque vers 1999), relations correctes avec la direction (« jeu du chat et de la souris »), à l’exception de quelques périodes tendues, avant le rachat par ABB ;
09:25-10:09 personnalité de Roger Verdel, président à plein temps de la commission ouvrière ;
10:10-11:44 après le rachat par ABB, effectif de 150-200 personnes; en cas de difficultés, mesures d’accompagnement en lien avec le syndicat: placements dans d’autres entreprises ;
11:45-13:34 manque d’investissements, l’entreprise ne cherche pas à faire évoluer ses produits ;
13 :35-14:49 activités de loisirs encadrées par l’entreprise (pétanque, ski…), mais Verdon n’y participe pas ; peu attiré par les logements Gardy, car tout le monde sait tout de de ses collègues ;
14:50-19:44 le salaire n’était pas le plus important, le climat de travail était bon; les négociations salariales étaient menées par la commission du personnel, qui était en relations étroites avec le personnel (environ un élu par atelier) ; peu de souvenirs des négociations ; regrette les changements dans les relations avec les cadres, qui viennent de la gestion ou de la finance alors que par le passé ils venaient souvent du métier;
19:45-20:49 élu à la commission ouvrière comme représentant de la FTMH ; Vincent Kessler, le président de la commission, les représentent au comité des métaux de la FTMH ; il y avait également une commission des employés ; est resté en lien avec Vincent Kessler et Ernst Fuhrer ;
20:50-24 :29 événement marquant : manifestation pour lutter contre le déplacement à Préverenges ; déménagement de la Jonction aux Acacias constitue un grand changement ; travaille deux ans à Préverenges pour préparer le rapatriement ces activités à Genève ;
24:30-27:55 regrets sur la manière dont Gardy a été liquidé par ABB, il n’en reste rien ; le rythme de travail a changé, sans considération pour la qualité ; changement de chefs, plus de Suisses allemands ; les activités ont été délocalisées (en partie en Chine) ; à la fin, tombe malade, retraite anticipée après 48 ans d’activité dans l’entreprise.
Vue de la pointe de la Jonction prise depuis le Bois de la Bâtie, avec l’usine Gardy dite de la Jonction (vendue à Kugler en 1930) et l’Arve.
[inconnu]Interview par Eric Golay de Raymond Bally, ancien président de l'Association de défense des chômeurs (ADC), à propos des activités et de l'histoire de l'association, des difficultés internes émanant des divergences politiques d'approche face au problème du chômage, de la sociologie des chômeurs, des relations avec la Ville de Genève à titre de bailleuse de fonds, ainsi que l'impact de la nouvelle Loi sur l'assurance chômage, en vigueur le 1er janvier 1996.
Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-01:20 question sur l'actualité des chômeurs
01:20-03:00 création de l'association des chômeurs (vers 1975/1976, puis en veilleuse années 1980)
03:00-03:55 profil des adhérant·e·s dans la perspective du chômage comme un statut provisoire
03:55-04:45 évocation des dissensions internes de l'association
04:45-06:30 profil des adhérant·e·s dans la perspective du chômage comme un statut provisoire (suite)
06:30-09:30 sur la nécessité de conduire une enquête sur la sociologie des chômeurs
09:30-12:00 évolution des perceptions sur le chômage
12:00-13:55 impact de la prévalence du chômage sur le racisme
13:55-16:00 sur les données statistiques relatives à la sociologie des chômeurs
16:00-18:25 possibilités de conduire une enquête sur la sociologie des chômeurs
18:25-22:35 facteurs de chômage au moment de l'enquête et mise en relation avec la crise du chômage des années 1970
22:35-24:35 sur les profils des demandants et type de demandes adressées à l'ADC
24:35-28:40 difficultés de l'ADC dans le contact avec la Ville de Genève et dissensions internes de l'association
28:40-33:10 article de Raymond Bally critiquant l'approche thérapeutique dans la lutte contre l'impact du chômage sur les individus, considérant le chômage comme un problème social
33:10-34:35 comparaison de l'ADC avec l'ASLOCA sur les motifs d'adhésion individuels et collectifs
34:35-39:20 profil des membres cotisants de l'association, en particulier des membres militant·e·s
39:20-43:00 vécu personnel de la situation de chômage, variations en fonction du profil sociologique et différences entre les profils militants et non-militants
44:00-45:45 sur les approches divergentes de la lutte contre le chômage : des rencontres entre personnes au chômage animées par Gilberte Dominé à l'adoption d'une approche considérant le chômage comme problème social et les chômeurs et chômeuses comme citoyen·ne·s
45:45-47:25 élargissement du comité de l'ADC à un plus grand nombre de membres autour de 1994