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CH-001784-0 SON-B-003-1 · pièce · 1985-1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de François Duret, charpentier, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien : 00:55:09)
Période évoquée: 1870-1960

Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2) :
François Duret raconte à grands traits l'histoire de l'entreprise familiale de charpente. Charpentiers de père en fils, lui et son père se sont formés au métier par le biais du compagnonnage. Les sujets abordés vont des premières machines électriques à l'origine des différents bois. Il raconte quelques éléments sur le compagnonnage en France et en Allemagne pendant la période de la guerre. Il explique les différences de techniques entre les compagnons charpentiers français et allemands. L'observation et le commentaire de photographies forment la trame de cet entretien semi-dirigé; cette structure d'entretien représente environ les deux-tiers du temps d'enregistrement.

Sujets principaux - pointages temporels (1ère partie/2) :
00:00:00 Arrière-grand père suisse expatrié à l'époque des guerres de Napoléon en raison de l'absence de travail - Militaire en Italie, puis en Argentine, aussi comme militaire pour travailler dans les chemins de fer ;
00:01:30 Installation d'une menuiserie-charpente – marié à Villette – femme savoyarde, « mais à l'époque il n'y avait pas encore de frontières, on travaillait où on voulait » ;
00:02:00 Attiré par les machines électriques, s'installe près de la rivière l'Arve – remonte le pavillon monté pour l'exposition nationale ;
00:03:20 La mère faisait de la nourriture pour les compagnons  - Arrière-grand-père décédé des fièvres, le grand-père au pays pour reprendre l'entreprise – réformé du service militaire après une blessure à l’œil;
00:05:00 1928, les premières machines fonctionnant à l'électricité : la scie à ruban, la raboteuse, la dégauchisseuse, la perceuse, une petite machine de charpente – la scierie fonctionnant avec la traction hydraulique, difficulté car l'Arve est une rivière très irrégulière - Livraison avec chevaux prêtés par des paysans;
00:07:50 Abandon de la scierie notamment pour des questions de transport, et du fait que tous les villages en disposaient d'une ;
00:09:00 Origine du bois - rayon de 30 km, transportable par chevaux, notamment en France, avant 1914 pratiquement pas de frontières - chêne ou hêtre ;
00:10:50 L'ancien pont suspendu du Pont de la Caille, refait à plusieurs reprise ;
[suivent une série de commentaires sur des photos]
00:12:00 1934-1936 apprentissage en Allemagne - costume des charpentiers allemands sur la photo - puis employé comme technicien ;
00:12:46 Participation à la construction du vélodrome d'hiver en 1936 – ossature bois;
00:13:20 Commentaire d'une photo du coffrage du Pont de Vessy ;
00:14:00 Arrêté en Allemagne en 1935, seul étranger dans une ville de 3000 personnes ;
00:14:50 Construction du manège Favre à Merlinges, pour un colonel de cavalerie ;
00:15:40 Surélévation des halles de Rive – démolies après avoir été restaurées ;
00:16:40 Démolition de la gare Cornavin ;
00:17:00 Exposition nationale de Zurich en 1939, construction de pilotis pour stabiliser les constructions; Lausanne pendant la guerre ;
00:17:50 Village dans le sud de l'Allemagne ;
00:18:30 Construction du Port Franc ;
00:19:00 Guillon, examinateur pour une école de charpente à Genève, le père de François Duret y a aussi travaillé ;
00:19:52 Bâtiment à la clinique Bel-Air ; le pavillon pour « l'admission des femmes tranquilles » ;
00:20:30 Transformation du restaurant de la grand-mère ;
00:21:00 Origine du bois pendant l'entre-deux-guerre, 30km le rayon. Bois suisse : depuis le Jura, la Gruyère (les sapins), le chêne importé depuis la France et l'Allemagne pour des raisons de qualité – bois exotiques pour les bateaux, puis après la guerre aussi dans le bâtiment – La Suisse était un consommateur moyen de bois, contrairement aux pays touchés par la Grande Guerre ;
00:23:54 Pas connu son grand-père - rentré à 40 ans pour fonder une famille ;
00:24:42 « Fils unique » (quatre sœurs) - faire charpentier par tradition, depuis quatre générations ;
00:25:50 formation aux Arts et Métiers, puis a été faire un tour « comme c'est d'usage » - Lors de voyages en France a rencontré les compagnons, notamment Guillon, son maître ;
00:26:57 [Interruption d'enregistrement];
00:27:28 [fin de l'interruption] Construction d'un hangar pour la Croix-Rouge suisse pendant la guerre en association avec Casaï et Verdel, près du Bois-des-Frères ;
[Interruption, autre enregistrement] ;
00:27:50 Cours à «L'Ecole pratique de stéréotomie appliquée à la construction », dans les années 1898-1899 chez P. F. Guillon fils, à Romanèche Torrens ;
00:28:55 Suite au décès de son grand-père, le père est revenu - régulièrement des visites de compagnons qui venaient à l'embauche ;
00:29:41 : Parcours : école primaire à Genève, Ecole professionnelle, une année aux Arts et Métiers, une année à Zurich pour un stage préparatoire pour le Technikum Winterthur – Allemagne, connaissance des compagnons allemands – commentaire des photos en costume de compagnon, avec sa canne, une pièce de bois sculptée que chaque compagnon se fabrique ;

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-C-003-1 · pièce · 1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio consacrée à la musique populaire tessinoise, au roman de Plinio Martini "Le fonds du sac" et au peintre Januarius di Decarli (Durée totale: 01:01:07).
Période évoquée: 1920-1940

Résumé de l'émission (Parties 1/2 et 2/2):
Présentation du Collège du travail et de l'émission sur Radio Zone par Jacqueline Berenstein-Wavre.
Musique populaire tessinoise avec Pietro Bianchi et Roberto Maggini. Enregistrement réalisé au festival des musiques populaires suisses organisées par le Musée d'ethnographie de Genève en été 1986.
Lecture d'extraits du roman "Le fonds du sac" de Plinio Martini, auteur tessinois, sur l'émigration tessinoise en Amérique.
Interview de Januarius di Decarli (1907-1996), peintre, à l'occasion d'une exposition à la galerie "Voir". Interview faite chez lui, il parle de ses vingt années passées dans le bâtiment, pendant la crise.
Musique: folklorique tessinoise
Réalisation: Christiane Wist.

La partie 2/2 commence par la suite de la lecture d'extraits du roman "Le fonds du sac" de Plinio Martini.

Wist, Christiane; animateur/trice
CH-001784-0 SON-Z-003-1 · pièce · 28.08.1979-12.09.1979
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Enregistrement d'un entretien entre Lucien Tronchet, qui fut maçon et secrétaire syndical, et Charles Magnin, historien. (Durée totale de l'entretien: 03:25:05).

Aperçu des thèmes (Parties 1/7 à 7/7) :
L’entretien a lieu à l’occasion de la préparation du livre Combats pour la dignité ouvrière (1979) dans lequel Lucien Tronchet raconte ses mémoires de militant et de syndicaliste. Il précise certains éléments du texte et livre diverses anecdotes qui ne figurent pas dans la publication (par exemple, le choix de l’emblème de la ruche pour le sigle de la Fondation Collège du travail – 0121_b 19:30-23:30)

Combats pour la dignité ouvrière - Table des matières:
1902-1918: Une jeunesse mouvementée
1919-1930: Des années difficiles pour le mouvement ouvrier
Le redémarrage de l'économie et la reprise des luttes ouvrières
La Ligue d'Action du Bâtiment et l'extension des conventions collectives
1932-1933: Le tournant du 9 novembre 1932
Des victoires rouges dans la montée des périls
La Genève rouge et les luttes sociales
Vers la guerre
Ma deuxième insoumission militaire
L'action syndicale pendant la guerre
L'immédiat après-guerre
La Paix du Travail de 1937 et la Grève générale de 1918

Magnin, Charles; interviewer/euse
CH-001784-0 SON-K-003-1 · pièce · 23.07.1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview par Eric Golay de Raymond Bally, ancien président de l'Association de défense des chômeurs (ADC), à propos des activités et de l'histoire de l'association, des difficultés internes émanant des divergences politiques d'approche face au problème du chômage, de la sociologie des chômeurs, des relations avec la Ville de Genève à titre de bailleuse de fonds, ainsi que l'impact de la nouvelle Loi sur l'assurance chômage, en vigueur le 1er janvier 1996.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-01:20 question sur l'actualité des chômeurs
01:20-03:00 création de l'association des chômeurs (vers 1975/1976, puis en veilleuse années 1980)
03:00-03:55 profil des adhérant·e·s dans la perspective du chômage comme un statut provisoire
03:55-04:45 évocation des dissensions internes de l'association
04:45-06:30 profil des adhérant·e·s dans la perspective du chômage comme un statut provisoire (suite)
06:30-09:30 sur la nécessité de conduire une enquête sur la sociologie des chômeurs
09:30-12:00 évolution des perceptions sur le chômage
12:00-13:55 impact de la prévalence du chômage sur le racisme
13:55-16:00 sur les données statistiques relatives à la sociologie des chômeurs
16:00-18:25 possibilités de conduire une enquête sur la sociologie des chômeurs
18:25-22:35 facteurs de chômage au moment de l'enquête et mise en relation avec la crise du chômage des années 1970
22:35-24:35 sur les profils des demandants et type de demandes adressées à l'ADC
24:35-28:40 difficultés de l'ADC dans le contact avec la Ville de Genève et dissensions internes de l'association
28:40-33:10 article de Raymond Bally critiquant l'approche thérapeutique dans la lutte contre l'impact du chômage sur les individus, considérant le chômage comme un problème social
33:10-34:35 comparaison de l'ADC avec l'ASLOCA sur les motifs d'adhésion individuels et collectifs
34:35-39:20 profil des membres cotisants de l'association, en particulier des membres militant·e·s
39:20-43:00 vécu personnel de la situation de chômage, variations en fonction du profil sociologique et différences entre les profils militants et non-militants
44:00-45:45 sur les approches divergentes de la lutte contre le chômage : des rencontres entre personnes au chômage animées par Gilberte Dominé à l'adoption d'une approche considérant le chômage comme problème social et les chômeurs et chômeuses comme citoyen·ne·s
45:45-47:25 élargissement du comité de l'ADC à un plus grand nombre de membres autour de 1994

Golay Eric; interviewer/euse
CH-001784-0 SON-I-003-1 · pièce · 03.1987
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio sur le thème "On est toujours l'étranger de quelqu'un", consacrée à une interview de Georges Schwizgebel à propos de sa vie quotidienne lors d'un séjour universitaire en Chine, entrecoupée de musique (durée totale: 01:02:39).

Résumé
Partie 1/2: présentation de l’émission (01:02-03:12), Georges Schwizgebel, Genevois qui a séjourné plus d’un an en Chine, (03:12-03:19), signification du terme « étranger » dans la langue et la culture chinoise (03:43-05:12), commentaire sur les mythes fondateurs des sociétés humaines (05:12-06:21), apprentissage du chinois pour Georges Schwizgebel (06:22-08:54), départ de Georges Schwizgebel pour la Chine (08:55-09:51), témoignage sur la perception de soi et par les autres comme « étranger » en Chine (09:52-11:30), voyage vers la Chine par le Transsibérien (12:48-15:02), commentaire sur la ville de Shanghai (15:31-18:17), vie au campus à Shanghai, notamment à propos des privilèges des étudiant étrangers (18:18-22:40), perception sur la densité de la population dans la rue à Shanghai (23:33-24:49), choix de marchandise dans les magasins (24:49-24:43), la vie à l’extérieur en pleine ville pendant les épisodes de chaleur estivale (24:44-27:48), distractions accessibles aux chinois: cinéma, danse, opéra (27:48-28:50).

Collège du travail
CH-001784-0 SON-D-003-1 · pièce · 1992
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Jeanne Magnin, couturière âgée de 96 ans, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:02:17).
Période évoquée: 1910-1950

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Jeanne Magnin (née en 1896) évoque son enfance et sa jeunesse dans un milieu ouvrier à Collonges: son parcours scolaire, ses conditions de vie peu avant la Première Guerre mondiale. Elle parle de son apprentissage de couturière à Genève, de ses conditions de travail, de son activité de couturière à domicile. Elle détaille les divers vêtements qu’elle confectionnait ou raccommodait et évoque sa clientèle, principalement ouvrière. Elle revient également sur l’évolution du métier : les techniques, les instruments (machine à coudre, fer à repasser, fermeture éclair…).
Jeanne Magnin parle ensuite des conditions de vie de cette période, du soutien financier à ses parents et évoque les difficultés liées aux deux guerres mondiales.
Dans la deuxième partie, elle revient plus longuement sur la mode et les vêtements portés par la classe ouvrière dans les différentes circonstances de la vie (robe de communion, vêtements de deuil, habits de bal, vêtements de travail, chapeaux et casquettes). Elle reparle également de l’évolution techniques (machine à coudre électrique, fer à repasser, balai mécanique et machine à laver).

Magnin, Jeanne; interviewé/e
CH-001784-0 SON-E-003-1 · pièce · 06.1995
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'un mécanicien-tourneur, Alain Perrat, par Alda de Giorgi (Durée totale de l'entretien: 02:10:34).
Période évoquée: 1972-1993 (principalement)

Aperçu des thèmes (Parties 1/3 à 3/3) :
Alain Perrat est né en 1952 à Bourg en Bresse, dans l'Ain (France). Après sa formation et une année de travail, il a effectué un "tour de France" avec les compagnons comme mécanicien tourneur. Il relate l'évolution du travail lors du passage aux appareils à commande numérique. Il raconte comment un de ses collègues sans Certificat fédéral de capacité (CFC) parvenait parfaitement à refaire les programmes numériques directement sur la nouvelle machine et en conclut "ce qui prouve bien que tout s'apprend". Il explique les difficultés sociales provoquées chez les humains par les horaires calqués sur les machines: en effet, les horaires 04h00-13h30 ou 13h30-22h00, appelés "travail en équipe" rendent impossible toute vie sociale. Il refusera finalement ces horaires et se battra contre au niveau syndical. Il décrit aussi la structure et le fonctionnement de la Commission du personnel, ses permanences, ses locaux et le droit à des heures d'absence pour ce travail.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-F-003-1 · pièce · 22.04.1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'un serrurier-soudeur formé comme chaudronnier-traceur, Marcel Navarro, par Alda de Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:30:37).
Période évoquée: 1950-1996 (principalement)

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Ce que Marcel Navarro a aimé dans son travail à la Société des Eaux de l'Arve, c'est le travail sur des anciennes et belles machines. Il décrit les conditions de travail et mentionne qu'il était le seul ouvrier syndiqué. L'entretien est principalement axé sur le fonctionnement, l'équipement et les méthodes de travail dans l'équipe mécanique de la Société des Eaux de l'Arve.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : formation de chaudronnier, CAP car d'origine française, chaudronnier traceur à l'époque: car à l'époque ils développaient eux-mêmes les dessins, chose qui s'est perdue - est rentré à la SEA en 1980 - a eu une trentaine d'emplois avant cela - il travaillait aux moulins de Versoix, il avait 40 ans et s'ennuyait: il a répondu à une annonce - l'endroit, la nature lui ont plu - les machines à piston anciennes lui ont plu - il a travaillé dans la pétrochimie à Neuchâtel et en avait marre du travail moderne - apprentissage à Saint-Etienne - est venu en 1964 monter la raffinerie de Cressier et a connu sa femme à la Neuveville - sa fonction à la SEA était serrurier, il aidait les mécaniciens - dans l'équipe de mécanique, ils étaient tous des ouvriers qualifiés contrairement à l'équipe réseau, de plus ils avaient tous pas mal voyagé - il avait un atelier de serrurerie et il forgeait certaines pièces, soudait - c'était encore un endroit où l'on faisait les choses nous-mêmes - le travail était très varié: beaucoup de pièces à remplacer sur le barrage, démontage des machines, changer les joints, changer les pompes dans les puits, montage des vannes, soudure - très peu d'intervention d'entreprises extérieures;
00:09:00 à 00:18:00 : le travail de mécanique était spécial, il n'avait jamais vu de pompe à piston, "c'était les dernières de Suisse à fonctionner", c'était nouveau pour lui - réparation, manutention, entretien du canal, entretien de l'Arve, attraper les troncs - soudure électrique, "tout était vieux, il n'y avait rien de neuf" mais ce qui le gênait, c'était que l'atelier était étroit et bas de plafond - "vous savez, on était un peu manœuvre (...) il ne fallait pas attendre qu'on nous dise quoi faire (...)" - il fallait prendre des décisions et agir - il explique les systèmes de grilles et de râteau - [les interlocuteurs regardent et commentent des photographies] - la division du travail: les mécaniciens avaient leur atelier, un peu plus moderne;
00:18:00 à 00:27:00 : il comprenait quel était son travail, était autonome dans une grande partie des tâches bien que c'était tout de même le contremaître qui distribuait le travail - chaque année avec les machines à piston, ils devaient changer les joints sur les clapets de fermeture en bronze et sur les cylindres, il y avait des joints en chanvre tressé que le mécanicien, M. Keller, fabriquait lui-même, c'était des joints d’étanchéité - les tresses enduites de suif (graisse de mouton), "c'était la seule chose qui tenait vraiment à l'échauffement, on a essayé d'autres matières (...) - cette machine tournait 24/24 - il trouvait ces vieilles machines extraordinaires, n'avait pas du tout envie d'en changer - tout le monde se plaignait que cette usine ferme mais personne ne s'y est vraiment opposé - 25 ans de ma vie à travailler dehors - on était une équipe de cinq, maintenant on est 1200 - aujourd'hui je sors de temps en temps pour placer mes pièces, une quarantaine de personnes dans un très grand atelier - à Vessy, à cinq ce n'était pas toujours évident - le réseau, ils étaient sept, en plus il y avait les administratifs - il y avait trois cultures différentes, mais dans l'ensemble ça allait bien les suisse-allemands, les romands, et puis moi, mais c'était surtout des personnalités;
00:27:00 à 00:36:00 : les secrétaires ne se sont pas bien adaptées au Lignon - le chef, Monsieur Coutau (Couteau?) - "on en avait marre de scier nos bois à la main", "on était allé chercher une tronçonneuse (...) on avait des problèmes (...) mais le directeur lui a fait ramener" - j'ai appris le métier de bûcheron là-bas - "j'ai appris des tas de choses", "ça m'a rapproché de la nature" - il était de piquet lorsque la station du Grand Bornand a subi un grand orage, un barrage s'était formé et avait lâché, la crue avait emporté un camping et une scierie: les immenses arbres déracinés, caravanes et camping ont été emportés, il y a eu un mort retrouvé dans le barrage - la pollution au mazout aussi l'a marqué, il a vu ce que pouvait provoquer la pollution - il explique les deux types de pompes - les tours et l'éclairage étaient alimentés par l'électricité de l'Arve;
00:36:00 à 00:46:06: jusqu'en 1958 l'usine était autonome en électricité - à l'époque on devait casser la glace pour permettre la continuité du travail, puis ensuite on a pu avoir un appoint des Services industriels de Genève - on craignait les orages, il y avait souvent des alarmes et des alertes la nuit, "elle sonnait tout le temps" - quand les SIG ont repris, ils ont donné l'instruction de couper la corne lorsque les gens quittaient les lieux, le quartier de Conches s'était peuplé aussi - aux SIG, quand on devait descendre "on nous payait une heure et on avait une heure de congé, à la SEA on avait que une heure de congé" - "mais on habitait tous dans des villas" - au début, le loyer de la maison avec jardin était de 150.-, puis lorsque les SIG ont repris, les loyers ont augmenté - [c'est la transition de la reprise qui intéresse l'intervieweuse] - l'indépendance du travail a énormément changé - il y avait encore des pompes électriques sur place, mais elles étaient télécommandés depuis le Lignon - les SIG ont construit des énormes réservoirs, car il y avait des risques de pollution de la nappe phréatique en raison de la topographie;

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-G-003-1 · pièce · 17.09.1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio faite par des femmes pour des femmes consacrée notamment à la Librairie femmes l'Inédite, à Madeleine Lamouille qui fut femme de chambre, à l'agenda culturel et social, à la fête organisée par le Mouvement pour une Suisse ouverte, démocratique et solidaire ainsi qu'au travail des femmes à la cuisine (Durée totale: 02:06:42).

Résumé
Partie 1/4: sommaire de l'émission (02:45-03:45, 04:25-04:45), Sylvie Reichlin-Christinat présente la Librairie femmes l'Inédite et ses activités (06:50-07:10, 09:15-12:20, 14:25-19:20, 23:35-25:15), musique.

Aerni, Marianne; animateur/trice
CH-001784-0 SON-J-003-1 · pièce · 02.09.1993
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Charles Schafroth, ancien mécanicien sur montre à la Nationale, membre fondateur du Dispensaire ouvrier des Pâquis, ancien président des Samaritains ouvriers et ancien président de Claire-Vivre.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-02:20 témoignage sur la création des Samaritains ouvriers dans le contexte du 9 novembre 1932
02:20-03:45 portrait de l'organisation des Samaritains ouvriers
03:40-05:40 sur les documents disponibles sur les Samaritains ouvriers
05:40-06:20 à propos de Clair-Vivre, ancienne colonie de vacances et maison de loisirs à Jussy)
06:20-12:15 documents disponibles sur les Samaritains ouvriers (suite)
12:35-14:00 création du Dispensaire ouvrier des Pâquis et des Samaritains ouvriers
13:55-15:10 buts et financement du dispensaire
15:10-17:15 cours de formation offerts par les Samaritains ouvriers
17:15-17:45 structure organisationnelle des Samaritains ouvriers dans les différentes villes de Suisse
17:45-19:00 témoignage sur les cours de Samaritains ouvriers
20:15-21:10 composition du public des cours
21:10-23:10 contenu des cours dispensés
23:10-25:25 médecins offrant des soins au sein du dispensaire et des cours de formation aux Samaritains ouvriers
25:25-26:00 financement et travail bénévole au sein des Samaritains ouvriers
26:00-26:40 travail de Charles Schafroth au sein des Samaritains ouvriers
26:40-32:15 parcours professionnel de Charles Schafroth en tant que mécanicien sur montre
32:15-33:15 départ de Charles Schafroth de la FOMH après sa promotion au poste de chef d'atelier
33:15-36:50 rapport personnel au métier de mécanicien
36:50-38:55 témoignage sur le travail des samaritain·es au dispensaire
38:55-40:30 financement du dispensaire par l'organisation de soirées
40:30-41:55 le dispensaire comme lieu de soins gratuits
41:55-45:50 la sonnette sonne, arrivée d'une dame du quartier pour se faire prendre la pression par Charles Schafroth
45:50-47:10 demande de prêt de documents d'Alda De Giorgi

Collège du Travail, Genève; producteur/trice