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CH-001784-0 SON-Z-005-1 · pièce · 1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Madeleine Lamouille, ancienne femme de chambre, par Alda De Giorgi en vue de l'émission "Ménage-toi" produite par le Collège du travail sur Radio Zones (Durée totale de l'entretien: 01:01:12).

Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2) :
Madeleine Lamouille explique son quotidien de domestique au service de diverses familles à Genève et à Valeyres-sous-Rances durant les années 1920 et 1930. Elle évoque son enfance à Cheyres (FR), son entrée dans le métier de domestique, les relations avec ses patrons, les moeurs et les usages des familles aristocratiques et bourgeoises (notamment les Barbey et les Weibel). Elle détaille son travail quotidien de femme de chambre et de bonne, le service aux enfants, le nettoyage, la lessive, la cuisine, la modernisation des équipements. Madeleine Lamouille rend également compte de ses conditions de travail (salaire, horaire, logement).

Lamouille, Madeleine; interviewé/e
CH-001784-0 SON-K-005-1 · pièce · 11.11.1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview par Eric Golay de Doris Gorgé, ancienne membre de l'Association de défense des chômeurs (ADC) et écrivain public à la permanence-chômage de Carouge, à propos des activités et de l'histoire de l'association, du rôle et des compétences de l'écrivain public au sein de la permanence-chômage, des changements introduits par la révision de la Loi sur le chômage, des prestations offertes par l'OCE et par les permanences de services sociaux ainsi que des conséquences du chômage pour les individus.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/3)
00:00-08:00 rôle et compétences de Doris Gorgé au poste d'écrivain public au sein de la permanence du Centre social de Carouge
08:00-18:15 évocation de différents cas individuels rencontrés et des services offerts de Doris Gorgé auprès des personnes au chômage Centre social de Lancy
18:15-21:45 incidence des changements législatifs sur les compétences et les prestations offertes
21:45-28:45 modifications introduites par la révision de la Loi sur l'assurance-chômage (LACI) et conséquences sociales de la nouvelle législation
28:45-29:45 conséquences de la nouvelle LACI pour les jeunes
29:45-33:40 prestations de l'assurance chômage dans le cadre de la nouvelle LACI
33:40-40:00 changements de paradigmes entrainés par la révision de la loi : indemnisation, transfert des charges aux assurés, changement dans les prestations
40:00-42:25 conséquences de la nouvelle LACI sur les indemnités perçues dans le canton de Genève
42:25-43:55 interruption de la discussion
43:55-46:48 mise en application de la loi au niveau cantonal et conséquences notamment pour les programmes d'occupation temporaire

Golay Eric; interviewer/euse
CH-001784-0 SON-G-005-1 · pièce · 01.10.1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio faite par des femmes pour des femmes consacrée notamment à la question du travail domestique et au colloque organisé en 1985 par le Collège du travail, interview de Alda De Giorgi qui en était une des animatrices, à la présentation du livre d'Annie Ernaux "La place" par Barbara Conrad, à l'agenda culturel et politique, à une interview de Anne de Herdt sur l'exposition "Brun de Versoix et les amazones" et à un appel de Jacqueline Berenstein-Wavre au boycott par les consommatrices genevoises des produits sud-africains (Durée totale: 02:02:06 ).

Résumé
Partie 1/4: sommaire de l'émission (01:25-03:05), [plage non enregistrée 06:05-07:10], interview de Alda De Giorgi, sur l'intérêt que le Collège du travail porte à la question du travail domestique: les recherches et revendications contemporaines, l'exemple du Québec et de Louise Vandelac, les colloques organisés par le Collège du travail en 1983 et en 1985 (11:00-18:40, 21:35-25:50, 28:40-31:20), musique, chansons féministes.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-A-005-1 · pièce · 1983
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interviews d'un peintre en bâtiment, Mario Sacchi, le personnage G, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 01:41:47).
Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3, 3/3):
Né à Genève en 1911, ce peintre en bâtiment d'origine italienne suit un parcours non-conventionnel avant de pratiquer ce métier, il raconte cela en deuxième partie d'entretien. La première partie est consacrée à l'émigration de son père et de son grand-père. Ce sont des maçons qui arrivent à Genève en 1896 après avoir fuit la France et les agressions de l'époque contre les Italiens. En effet, après l'assassinat du président Carnot par un anarchiste italien, beaucoup d'ouvriers du bâtiment sont morts après avoir été jetés depuis les échafaudages. Ils arrivent à Genève à l'époque de l'exposition nationale. Il y a beaucoup de travail, mais il est aussi dangereux, nombreux sont les accidents mortels sur les chantiers du Pont de la Coulouvrenière ou du bâtiment des Forces motrices. Il raconte aussi son enfance, et comment son père maçon deviendra jardinier dans les parcs publics. Ce dernier sera mobilisé en 1915 par l'Italie. Il décrit le travail à domicile de sa mère, travaillant à la pièce comme monteuse de pantoufles, refusant le travail pourtant mieux rémunéré dans les usines de munitions. Il raconte la vie dans un immeuble regroupant des familles de mobilisés français, italiens et allemands, l'ambiance imprégnée des nouvelles du front et le quotidien de la quarantaine d'enfants de la maisonnée. Son père rentre indemne de la guerre, avec le grade de lieutenant et très opposé à Mussolini qui démantèle les coopératives ouvrières. Il raconte le financement des mouvements de jeunesse italiens à Genève par les fascistes. La deuxième partie de l'entretien est consacrée à son parcours original. Jeune, il travaille dans une librairie à la Treille, il pourrait la reprendre, mais il veut être peintre classique ou écrivain. Il fait une année d'apprentissage de commerce, en même temps que les Beaux-Arts, il fera ensuite des études de psychologie du soir tout en prenant des cours de musique. Il quitte le domicile de ses parents à 33 ans. Il décrit les travaux qu'il effectue en tant que peintre en bâtiment, les techniques pour les plafonds et les faux-bois, les faux marbres et la spécialisation dans les enseignes. Il décrit son entrée au syndicat de la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB), certaines assemblées particulières devant Saint-Pierre et le charisme de Lucien Tronchet. Il raconte comment il se fait licencier un matin pour le soir même pour une simple remarque. Il explique la difficulté de trouver du travail en tant que militant et la nécessité de redoubler dans la qualification et la ponctualité. Il parle de la façon dont des personnes ou des méthodes de lutte ont été diabolisées à un moment donné, alors que plus tard les mêmes personnes considèrent les acquis de cette même lutte syndicale comme naturels.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-B-005-1 · pièce · 1985-1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Charles Pellegrini, colleur de papiers peints, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:24:18).
Période évoquée: 1920-1940

Aperçu des sujets traités dans l'interview (Partie 1/1):
Dans ce court entretien, Charles Pellegrini raconte les techniques utilisées dans le métier de colleur de papiers peints. Il décrit une période à Genève où il y avait plus de 6 000 logements vacants, et où les régisseurs faisaient appel aux colleurs de papier peint pour augmenter les chances de louer. Il parle de la nécessité pour les ouvriers de posséder leurs outils (ciseaux, fil à plomb, spatule, échelle, table pliante, bidons). Il relate à ce sujet, l'apparition dans les années 1930, de la règle d'acier et du sabre et de l'importance pour les colleurs de se les procurer. Le transport de ce matériel se faisait à bicyclette. Il énumère les différents types de colles et leur utilisation ("poisson", farine blanche et bise, farine de seigle, dextrine). Il explique comment les ouvriers syndiqués se sont organisés pour obtenir de la farine blanche pendant la guerre. Il décrit les méthodes de fabrication des papiers peints (chablon sur planche de bois) et les spécificités des papiers produits par la maison Grandchamp et Cie à Genève. Il relate les travaux de fantaisie pour les riches avec leur papier tissé de trames de soie. Il raconte la concurrence de prix des produits importés. Il raconte enfin les travaux entrepris à l'hôtel Cornavin en 1931 ainsi que la destruction de l'Hôtel du Siècle à l'aide de boulets lancés depuis une grue.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
Interview de Tarcisio Manca
CH-001784-0 SON-L-005-1 · pièce · 25.07.2007
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Tarcisio Manca, secrétaire syndical et président du comité national du groupe d'intérêt des migrants de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l'action collective et des défenses individuelles en vue d'améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers.

Repérage des sujets principaux
00:00-04:00 parcours syndical, professionnel et politique de Tarcisio Manca
04:00-06:10 attitudes discriminatoires vis-à-vis des maçons saisonniers
06:10-09:30 catégories de salaires des saisonniers et mobilisations syndicales pour améliorer les conditions salariales des saisonniers
09:30-12:30 défenses individuelles de la FOBB pour garantir le 13ème salaire à des travailleurs saisonniers
12:30-13:30 taux de syndicalisation des saisonniers
13:30-15:25 visites de secrétaires syndicaux dans les logements de saisonniers
15:25-19:50 négociation des secrétaires syndicaux avec les patrons pour améliorer conditions matérielles dans les logements pour saisonniers
19:50-22:25 déplacements des saisonniers entre leurs logements et les chantiers
22:25-23:20 obligation des patrons de fournir des logements
23:20-27:30 soutien du syndicat pour l'obtention du permis de séjour pour les saisonniers
27:30-28:55 permis de séjour comme condition pour le regroupement familial de saisonniers
28:55-30:30 témoignage personnel sur la visite sanitaire
30:30-32:20 actions syndicales pour améliorer les conditions des visites médicales et la suppression de la visite médicale
32:20-34:35 prise en charge du voyage de saisonniers vers la Suisse par les patrons
34:35-37:25 impôt à la source prélevé aux saisonniers
37:25-41:25 couverture d'assurance maladie
39:10-39:55 cotisations et accès à l'assurance chômage
39:55-41:25 mise en place de contrats de 3 mois pour éviter de verser un 13ème salaire et travail syndical pour garantir le 13ème salaire
41:25-41:42 conclusion de l'interview

Manca, Tarcisio
CH-001784-0 SON-D-005-1 · pièce · 1992
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Louisa Vuille, ouvrière horlogère, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:35:03).
Période évoquée: 1910-1950

Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3 et 3/3) :
Louisa Vuille, née en 1901 à Villeret dans le Jura bernois, évoque son enfance et son apprentissage d’ouvrière horlogère à La Chaux-de-fonds, puis ses conditions de vie et son parcours professionnel après son installation à Genève en 1918 (à Chêne-Bourg, puis à Chêne-Bougeries).
Elle explique les différentes étapes de la fabrication d’une montre, la manière dont le travail était organisé et les tâches respectives des hommes et des femmes (spiral, réglage, retouche, terminage). Elle parle du travail à domicile, en compagnie de son père également horloger, ainsi que les ateliers successifs où elle a travaillé après le décès de son père (entre autres Helbein, Rolex 1929-1939, Niton). Elle revient sur sa première expérience syndicale, la dénonciation des conditions de travail subies par les ouvrières vérifiant l’étanchéité des montres chez Rolex.
Elle évoque également brièvement sa vie personnelle, ses problèmes de santé, son mariage et les difficultés de sa vie de couple, son choix de travailler à 50% et ses conséquences.
De 1941 à 1943, elle s’établit à Annemasse et travaille dans l’atelier Niklès, qui emploie de nombreux déplacés français provenant du Doubs.
En filigrane de sa vie professionnelle transparaissent parfois ses activités syndicales et son engagement politique, chez les femmes socialistes genevoises dans l’entre-deux-guerres, puis au Parti du travail et à la FOMH après la Deuxième Guerre mondiale. Elle est également experte à la Commission d’apprentissage de l’Ecole d’horlogerie.
Louisa Vuille revient également sur sa participation à plusieurs sociétés ouvrières, en particulier à la Chorale populaire l’Avenir (activités, fonctionnement, répertoire) et plus brièvement sur sa pratique de l’esperanto et sa participation au groupe de théâtre L’Effort (principalement dans la 2e partie/3). Elle évoque également certaines activités de loisirs (musique et concerts).
Détaillant les conditions de travail et leur évolution, notamment sur le plan des horaires, elle termine sur l’évocation de ses premières vacances à l’étranger (Espagne, France, Italie).

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-G-005-2 · pièce · 01.10.1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio faite par des femmes pour des femmes consacrée notamment à la question du travail domestique et au colloque organisé en 1985 par le Collège du travail, interview de Alda De Giorgi qui en était une des animatrices, à la présentation du livre d'Annie Ernaux "La place" par Barbara Conrad, à l'agenda culturel et politique, à une interview de Anne de Herdt sur l'exposition "Brun de Versoix et les amazones" et à un appel de Jacqueline Berenstein-Wavre au boycott par les consommatrices genevoises des produits sud-africains (Durée totale: 02:02:06 ).

Résumé
Partie 2/4: suite de l'interview de Alda De Giorgi sur la question du travail domestique (02:40-15:50, 18:30-18:50), présentation du dernier livre d'Annie Ernaux "La Place" par Barbara Conrad (18:50-21:40, 24:55-27:35), musique.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-Z-005-2 · pièce · 1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Madeleine Lamouille, ancienne femme de chambre, par Alda De Giorgi en vue de l'émission "Ménage-toi" produite par le Collège du travail sur Radio Zones (Durée totale de l'entretien: 01:01:12).

Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2) :
Madeleine Lamouille explique son quotidien de domestique au service de diverses familles à Genève et à Valeyres-sous-Rances durant les années 1920 et 1930. Elle évoque son enfance à Cheyres (FR), son entrée dans le métier de domestique, les relations avec ses patrons, les moeurs et les usages des familles aristocratiques et bourgeoises (notamment les Barbey et les Weibel). Elle détaille son travail quotidien de femme de chambre et de bonne, le service aux enfants, le nettoyage, la lessive, la cuisine, la modernisation des équipements. Madeleine Lamouille rend également compte de ses conditions de travail (salaire, horaire, logement).

Lamouille, Madeleine; interviewé/e
CH-001784-0 SON-D-005-2 · pièce · 1992
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Louisa Vuille, ouvrière horlogère, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:35:03).
Période évoquée: 1910-1950

Aperçu des thèmes (Parties 1/3, 2/3 et 3/3) :
Louisa Vuille, née en 1901 à Villeret dans le Jura bernois, évoque son enfance et son apprentissage d’ouvrière horlogère à La Chaux-de-fonds, puis ses conditions de vie et son parcours professionnel après son installation à Genève en 1918 (à Chêne-Bourg, puis à Chêne-Bougeries).
Elle explique les différentes étapes de la fabrication d’une montre, la manière dont le travail était organisé et les tâches respectives des hommes et des femmes (spiral, réglage, retouche, terminage). Elle parle du travail à domicile, en compagnie de son père également horloger, ainsi que les ateliers successifs où elle a travaillé après le décès de son père (entre autres Helbein, Rolex 1929-1939, Niton). Elle revient sur sa première expérience syndicale, la dénonciation des conditions de travail subies par les ouvrières vérifiant l’étanchéité des montres chez Rolex.
Elle évoque également brièvement sa vie personnelle, ses problèmes de santé, son mariage et les difficultés de sa vie de couple, son choix de travailler à 50% et ses conséquences.
De 1941 à 1943, elle s’établit à Annemasse et travaille dans l’atelier Niklès, qui emploie de nombreux déplacés français provenant du Doubs.
En filigrane de sa vie professionnelle transparaissent parfois ses activités syndicales et son engagement politique, chez les femmes socialistes genevoises dans l’entre-deux-guerres, puis au Parti du travail et à la FOMH après la Deuxième Guerre mondiale. Elle est également experte à la Commission d’apprentissage de l’Ecole d’horlogerie.
Louisa Vuille revient également sur sa participation à plusieurs sociétés ouvrières, en particulier à la Chorale populaire l’Avenir (activités, fonctionnement, répertoire) et plus brièvement sur sa pratique de l’esperanto et sa participation au groupe de théâtre L’Effort (principalement dans la 2e partie/3). Elle évoque également certaines activités de loisirs (musique et concerts).
Détaillant les conditions de travail et leur évolution, notamment sur le plan des horaires, elle termine sur l’évocation de ses premières vacances à l’étranger (Espagne, France, Italie).

Collège du Travail, Genève; producteur/trice