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CH-001784-0 SON-K-004-2 · pièce · 1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview par Eric Golay de Gilberte Dominé, ancienne présidente de l'Association de défense des chômeurs (ADC), à propos des activités et de l'histoire de l'association, des difficultés internes émanant des divergences politiques d'approche face au problème du chômage, du contexte institutionnel et associatif genevois, des prestations offertes aux chômeurs et chômeuses par les services sociaux des communes de Lancy et de Carouge, des parcours individuels rencontrés ainsi que des recherches effectuées par Eric Golay dans le cadre du projet d'exposition et de publication du Collège du travail.

Repérage des sujets principaux (2ème partie/2)
00:00-03:25 critique de l'esprit de contestation jugé "systématique" et querelles de pouvoir au sein de l'ADC
03:25-05:30 relations de Gilberte Dominé avec l'Office cantonal de l'emploi (OCE) et le pouvoir public dans le cadre de l'ADC
05:30-06:20 évocation du parcours de Gilberte Dominé
06:20-07:00 critique du non-dialogue perçu dans les milieux de gauche
07:00-10:55 aide aux chômeurs et chômeuses offerte par les services sociaux des communes de Lancy et de Carouge : renseignements de base et aide aux recours
10:55-13:05 sur les services et prestations offerts par les syndicats
13:05-15:10 proportion de personnes faisant appel aux services sociaux à Carouge et Lancy et complémentarité avec les services offerts par l'OCE
15:10-15:45 conclusion sur le CODE à Lancy et la permanence du service social d'aide aux chômeurs de la ville de Carouge
15:45-17:35 conclusion d'Eric Golay sur l'interview et explications sur la démarche adoptée en tant qu'historien traitant de sujets récents
17:35-22:35 cas individuels rencontrés par Gilberte Dominé
22:35-25:35 commentaire et évocation de parcours considérés comme "dramatiques"
25:35-28:10 autre initiative dans le domaine du chômage : émission de radio hebdomadaire le "Tremplin", sur le chômage et l'emploi, animée par Gilberte Dominé et un groupe de personnes bénévoles au chômage
28:10-28:20 conclusion de l'interview

Golay Eric; interviewer/euse
CH-001784-0 SON-B-004-1 · pièce · 1985-1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Paul Lichtenberg, ferreur, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:59:36).
Période évoquée: 1920-1940.

Aperçu des sujets traités dans l'interview (Parties 1/2 et 2/2) :
Paul Lichtenberg raconte en détails les techniques du métier de ferreur et les raisons pour lesquelles il a choisi et aimé ce métier de « libre ». La discussion traite notamment des questions de rémunération à l'heure ou à la pièce, des actions des travailleurs français contre le travail des Suisses en France en 1923, des relations entre les collègues ferreurs avec les serruriers et les autres corps de métier, ainsi que du vélo comme moyen de transport professionnel. Il est aussi question des ponts-volants, des rapports avec les patrons, du travail chez les riches pendant la crise ainsi que de la modification du travail avec la production de pièces normalisées en série.

Sujets principaux - segments temporels (1ère partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : Choix du métier de ferreur malgré la possibilité d'un poste dans l'administration au bureau des télégraphes et téléphones (sa tante Ida travaillait dans la sous-direction) – Premier travail avec son père, puis dans l'entreprise de menuiserie Toso-Badel - Métier merveilleux, où l'on est libre et on peut gagner sa vie - métier dangereux aussi en raison des ponts-volants – Métier nécessitant des compétences de menuiserie et serrurerie aussi - Salaire à la pièce – Explication des méthodes de travail pour poser les volets ;
00:09:00 à 00:18:00 : Suite des explications précises concernant les outils (bédanes, trusquins), les pièces (loqueteaux, ressorts, contreplaques, pointes, fiches), les matériaux (minium, ciment prompt) et les techniques de mesures et de pose de volets et serrures – Travail de précision possible uniquement par habitude des gestes, pratiquement jamais de mesures – Six paires de volets par jour à six francs en comparaison d'un franc vingt de l'heure pour les autres – Après la guerre beaucoup d'outils remplacés par des machines – Cinéma de l'Alhambra ;
00:18:00 à 00:20:00 : 20 ans le 29 juin 1926, marié le 29 juin 1929 – Fabrication de pièces en série à Fribourg ;
00:20:00 à 00:27:00 : Bataille contre les ponts volants avec Lucien Tronchet, trois copains ferreurs tués – Travail des serruriers à Genève, leurs forges - Explication du travail sur les portes palières (sceller les goujons, équerres) sur les fenêtres – Porter les fenêtres vers les étages par l'extérieur avec des sortes d'échelles à poule, systèmes de poulie ;
00:27:00 à 00:36:00 : Avant la crise des années 1930, plus de cinquante ferreurs à Genève – Pendant la crise, le travail se trouve dans les banques et chez les riches, travaux remarquables, robinets de baignoires en or, « fier de faire du beau boulot », « triste, car tout était difficile » - Coordination avec les autres corps de métier – « Parqueteurs aussi étaient des libres » - Accident en 1928 à la rue de l'Orangerie – Travail de ferreur aussi en hiver – Proposition de poste de chef ferreur, discussion avec collègues, question de la rémunération (il ne retient pas le dix pour-cent mais se réserve le travail des poignées) – Le vélo de transport ;
00:36:00 à 00:46:06 Anecdotes sur le vol de vélo, la fabrication de la glace à Rive, la boisson sur les chantiers et la difficulté de travailler le lundi – Comment peuvent se régler les dettes entre artisans – Travail en France en 1923 au Château d'Annecy, mais « les Français ne voulaient pas de nous » - Gare Cointrin, les premières clés qui ouvrent toutes les portes – Anecdote sur le rapport conflictuel pendant le travail pour le Cinéma Rialto.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-D-004-1 · pièce · 1992
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Maxime Chalut, ancien président du club sportif ouvrier SATUS de Genève, par Alda De Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:18:55).
Période évoquée: 1920-1940

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Maxime Chalut rend compte des activités organisées par la Fédération de football ouvrier SATUS à Genève dans l’entre-deux-guerres (adhésion en 1928). Il mentionne également certaines activités culturelles, dont le Théâtre prolétarien auquel participait William Jaques, les chorales et les fanfares ouvrières dont La Lyre, dirigée par F. Closset. Il parle de son rôle dans l’organisation de la classe ouvrière, des différences entre les associations sportives et culturelles ouvrières et celles liées à la bourgeoisie. Parmi les autres sports ouvriers : la gymnastique, le ski, le vélo. Par contre, le hockey sur glace, qui avait lieu sur des patinoires naturelles (terrain de tennis, marais gelé), n’entrait pas en ligne de compte.
Maxime Challut raconte sa passion pour le football et la manière dont se passait le jeu, les préparatifs, la vie associative et la sociabilité festive (bals, lotos, margotins). Il évoque les valeurs des sportifs ouvriers, le rôle de la compétition, le rapport à l’armée et au service militaire. Il parle brièvement du 9 novembre 1932 et de son refus de participer à l’intervention de l’armée (4 jours de prison) ainsi que de la fabrication de composants d’armes par les industries de la métallurgie genevoise (Charmilles, Hispano, Gardy, SIP).
A divers moments, Maxime Challut parle de son enfance à Lancy, aux Acacias, puis à Carouge, de la maladie de son père (tuberculose), de ses souvenirs d’école et de ses conditions de vie. En fin d’interview, il revient sur son apprentissage et son activité d’électricien aux Services industriels de Genève. Il évoque notamment les conditions salariales au début des années 1930. Il parle aussi des premières cuisinières électriques et des débuts de la radio, qui le passionne.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-J-004-1 · pièce · 16.09.1993
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Madame Pecorini, samaritaine au Dispensaire ouvrier des Pâquis et soignante au Service sanitaire de frontière.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-01:30 fondation et organisation du Dispensaire ouvrier de Genève, et travail de Mme Pecorini (jusqu'en 1965)
01:30-04:15 cours suivis par Mme Pecorini auprès des Samaritains ouvriers et médecins impliqués
04:15-05:40 motivations personnelles pour avoir suivi les cours des Samaritains ouvriers
05:40-07:00 travail bénévole au dispensaire
07:00-08:40 modalités d'accès aux soins au dispensaire
08:40-11:20 organisation du travail au dispensaire et conciliation avec la vie de famille
11:20-12:35 profils des enfants soignés au dispensaire; traitement des enfants au solarium
12:35-14:10 témoignage sur les débuts du dispensaire
14:10-19:00 organisation du dispensaire
19:00-20:00 thématisation des aspects politiques par Roger Fischer et au sein du dispensaire
20:00-21:25 anecdote sur le Général Guisan et la traversée de la Suisse par des Allemands durant la Deuxième Guerre mondiale
21:25-25:10 contenu des cours dispensés par les Samaritains ouvriers
25:10:00-26:50 exercices effectués en prévision d'une guerre
26:50:00-28:20 relation avec les habitant·e·s du quartier au dispensaire; rôle des infirmières
28:20:00-29:00 accès aux soins et horaires d'ouverture du dispensaire
29:00:00-29:50 composition des équipes en fonction du genre
29:50:00-34:50 visites médicales dans le cadre des colonies de vacances de Clair-Vivre
34:50:00-37:30 activités et composition des groupes d'enfants fréquentant Clair-Vivre
37:30:00-40:15 lessives et soins quotidiens offerts par les samaritain·e·s à Clair-Vivre
40:15:00-42:20 locaux du dispensaire de la rue Rossi
42:20:00-45:45 parcours de vie de Mme Pecorini
45:45:00-46:35 anecdote sur l'orientation politique des Samaritains ouvriers: "on osait presque pas dire qu'on était samaritain ouvrier"

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-K-004-1 · pièce · 1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview par Eric Golay de Gilberte Dominé, ancienne présidente de l'Association de défense des chômeurs (ADC), à propos des activités et de l'histoire de l'association, des difficultés internes émanant des divergences politiques d'approche face au problème du chômage, du contexte institutionnel et associatif genevois, des prestations offertes aux chômeurs et chômeuses par les services sociaux des communes de Lancy et de Carouge, des parcours individuels rencontrés ainsi que des recherches effectuées par Eric Golay dans le cadre du projet d'exposition et de publication du Collège du travail.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-01:05 échange de contact dans le cadre des interviews menés par Eric Golay
01:05-02:00 présentation du projet d'exposition et de publication de la brochure
02:00-04:25 sur le Guide du chômeur publié par l'ADC et édité par Doris Gorgé, en cours de réédition au moment de l'interview pour être diffusé par la Ville de Genève
04:25-05:35 contexte et motifs du départ de Gilberte Dominé de l'association et d'autres membres du comité
05:35-11:40 entrée de Gilberte Dominé dans l'association en 1991 dans le cadre du Ministère protestant dans le monde du travail et développement de l'association jusqu'à l'obtention de la subvention de la Ville de Genève
09:05-12:50 activités de l'association sous la présidence de Gilberte Dominé et difficultés relatives à l'élargissement du comité
12:50-17:00 sur les groupes de discussion entre personnes au chômage, composition du groupe, thèmes abordés et impact des discussions de groupe pour les situations individuelles
17:00-20:15 divergences au sein de l'association entre la prise en compte des besoins individuels des personnes la vision politique des missions de l'association ; critique des positions de la gauche politique
20:15-25:40 sur la position des personnes en charge de soutenir les personnes au chômage et les tensions dues aux différences de statut entre les personnes salariées et les personnes au chômage au sein de l'association
25:40-28:10 divergences au sein de l'association sur ce qu'est l'action et ce qui est bénéfique pour les personnes au chômage
28:10-28:30 commentaire sur les missions respectives des associations et institutions actives dans le domaine du chômage
28:30-30:55 engagement de Gilberte Dominé dans le cadre de la Pastorale du monde du travail
30:55-32:55 engagement de Gilberte Dominé au sein de l'ADC, notamment dans le cadre de séances de groupe comme lieu d'accueil
32:55-34:35 capacité de représentation et poids de l'association face aux autorités par l'engagement notamment de Doris Gorgé
34:35-38:35 sur le déclin de l'association dans le contexte des tensions relatives à l'élargissement du comité, la démission de différents membres et de la suspension de la subvention de la Ville de Genève dans le contexte des griefs formulés contre l'ADC par les anciens membres du comité
38:35-39:05 sur une brochure publiée par un membre de l'association formulant des griefs contre d'autres membres
39:05-42:35 témoignage personnel sur la lettre de griefs formulée par les anciens membres du comité
42:35-43:40 tensions et difficultés d'organisation relatives à l'élargissement du comité
43:40-44:20 proportion de chômeurs et chômeuses au sein du comité et profils des membres après l'élargissement
44:20-46:58 rapports avec les personnes en chômage et changements induits par l'élargissement ; critique de l'inefficacité perçue des milieux de gauche sur le terrain

Golay Eric; interviewer/euse
CH-001784-0 SON-L-004-1 · pièce · 20.03.2007
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Gérard Forster, secrétaire permanent de la section lausannoise de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l’organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et l’évolution des structures organisationnelles liées à leur participation, ainsi que notamment l'action collective et les défenses individuelles en vue d'améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/3)
00:00-00:40 engagement syndical de Gérard Forster relatif à la condition des saisonniers en Suisse
00:40-02:05 visites aux saisonniers dans les baraques et négociations avec les patrons
02:05-03:55 rivalités avec les syndicats chrétiens dans les contexte de projets de construction d'autoroutes
03:55-05:00 qualité des repas dans les baraquements et différences de traditions culinaires
05:00-08:20 enjeu de l'action syndicale pour l'amélioration des conditions de logement pour l'affiliation au syndicat
08:20-09:05 proportions des différentes nationalités présentes parmi les membres saisonniers du syndicat
09:05-11:45 situation géographique et état des logements : exemples de l'ancienne prison à Cossonay et du Moulin du Choc
11:45-12:15 anecdote sur les fêtes de Pâques fêtées avec les saisonniers dans les baraquements
12:15-15:55 rapport entre qualité du logement et prix du loyer: exemple d'une action médiatique des syndicats pour dénoncer un logement insalubre aux environs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne
15:55-16:35 accès aux logements pour les syndicats
16:35-17:40 types de logement et installations disponibles dans les immeubles les plus confortables
17:40-20:45 problèmes fréquemment rencontrés dans les logements de saisonniers : loyer, installations, nombre de personnes par chambre
20:45-22:45 mobilisations pour l'amélioration des conditions de logement, de travail, et pour l'abolition du statut de saisonnier
22:45-23:20 réunions des syndicats dans les baraquement dans le cadre de mobilisations
23:20-24:50 projection de films dans les baraquements dans le cadre d'activités de loisirs
24:50-28:30 relations amicales dans le cadre de rencontres avec les secrétaires syndicaux en fin de journée
28:30-29:15 implication des saisonniers dans l'adhésion de leurs collègues au syndicat
29:15-30:20 attitudes et engagements des secrétaires syndicaux face aux mauvaises conditions de vie, de travail et les salaires
30:20-31:30 relation des secrétaires syndicaux avec les patrons
31:30-32:55 déplacements entre baraquements et chantiers, des camions bâchés aux camionnettes
32:55-34:10 défenses individuelles en matière de conditions salariales
34:10-34:50 effectifs de secrétaires syndicaux et charge de travail
34:50-36:00 facteurs d'engagement des saisonniers à la FOBB
36:00-37:30 sur les revendications politiques et l'importance des résultats individuels: témoignage sur une grève menée contre les comportements rabaissants d'un patron
37:30-39:00 commentaire sur les groupes des saisonniers au sein du syndicat
39:00-41:35 engagement de groupes dits "extérieurs" [à Lausanne] dans les manifestations et grèves; assemblées et permanences dans les baraquements; anecdote sur une grève à Oron
41:35-42:45 entente et tension au sein des groupes de saisonniers en fonction des nationalités présentes
42:45-43:35 organisation des cours de français pour saisonniers notamment par Tarcisio Manca
43:35-44:55 chambre consultative des immigrés et rapports de la FOBB avec la chambre consultative
44:55-47:30 cours de français comme facteur d'intégration, fréquentation des cercles (portugais, espagnols et italiens)
47:30-47:40 action du syndicat relative à l'obtention du permis B ou C

Forster, Gérard; interviewé/e
CH-001784-0 SON-F-004-1 · pièce · 17.05.1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'un poseur et réparateur de conduites, Walter Schmied, par Alda de Giorgi (Durée totale de l'entretien: 01:15:37).
Période évoquée: 1950-1996 (principalement)

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Walter Schmied a fait partie pendant vingt ans de l'équipe réseau de la Société des Eaux de l'Arve (SEA), il s'occupait de la pose et de l'entretien des conduites, mais donnait souvent un coup de main à l'équipe mécanique. Il aimait la l'autonomie et la diversité du travail, cela compensait un certain manque de matériel. Il a été agriculteur avant d'arriver à la SEA. Il décrit son logement de fonction et la capacité de ses collègues à penser et mettre en oeuvre des améliorations du travail.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : il travaillait dans l'équipe réseau de la Société des Eaux de l'Arve (SEA) - a fait l'école d'agriculture - puis, il a fait du compagnonnage, ce qui correspond à un apprentissage - a travaillé 17 ans à la campagne, à Villette (cultures, ferme), puis 2 ans à Nyon dans un atelier de machines agricoles - son frère travaillait à la SEA - il n'aimait pas la manière dont les gens travaillaient avec le bétail - il a fait 19 ans à la SEA - il a gardé la même fonction tout au long de son emploi à la SEA - il posait des colonnes et faisait des raccordements de maison - son contremaître était Monsieur Gadmer (?), Monsieur Depré (?) lui a succédé - il n'y avait pas de perspective d'avancement, mais "on était libres", au point de vue matériel d'exploitation "on était pauvres, on n'avait pas de grues";
00:09:00 à 00:18:00 : il a appris tout le métier d'approvisionnement d'eau - aux SIG, il a appris le polyéthylène, lui avait travaillé avec un matériau entre l'acier et la fonte - ils avaient une camionnette à pont et 2-3 petits véhicules - les tuyaux étaient commandés en Allemagne et étaient déchargés avec peu de matériel - lui, il n'était pas gêné par le manque de moyens - il n'y a pas eu beaucoup d'accidents, il s'en souvient d'un: un ouvrier qui est tombé dans une fouille - il faisait aussi le relevé d'index du compteur d'eau deux fois par année - la différence avec les Services industriels de Genève, c'est que là-bas tout le travail est divisé - discussion autour du piquet, chaque employé en faisait un par mois le week-end, la semaine c'était le contremaître - les joints étaient en caoutchouc, lui n'a pas connu les joints en plomb, a vu faire et savait faire, mais n'en a jamais fait;
00:18:00 à 00:27:00 : explication précise du procédé de fabrication des joints au plomb - discussion autour des problèmes de santé liés au plomb, pas de dispositif de protection, il n'est pas très inquiet de cela - il fallait faire un peu de maçonnerie aussi pour créer des butées - les hydrantes étaient fabriquées par la Société des Eaux d'Arve, ils avaient fait les dessins, les pièces étaient coulées ailleurs, mais eux les assemblaient - avec sa villa, il y avait une station de pompage - les contremaîtres répartissaient le travail - tout le monde devait plus ou moins tout savoir faire - l'équipe réseau leur donnait des coups de mains pour les troncs - il aurait souhaité peut-être avoir une petite pelle mécanique, mais il était clair que le conseil d'administration ne voulait rien investir - l'entretien était bien fait, mais l'usure était incontournable - l'installation avait plus de 100 ans - questionnements sur les origines de l'entreprise;
00:27:00 à 00:36:00 : ils étaient six à travailler sur le réseau - il a été donner la main pour sortir les pompes d'un puits, ce travail se faisait la nuit, 60 mètres de profondeur, réviser les pompes, on sortait les tuyaux, ils descendaient avec une nacelle tenue avec un treuil, avec le recul, la situation lui parait périlleuse - récit d'un accident de travail suite à une nouvelle technique - ils avaient une chimiste qui prenait des échantillons aux fontaines - anecdote du remplissage d'une citerne à mazout en travaux qui a coulé - craintes de pollution, mais réaction immédiate - il s'occupait des réservoirs, description de ce travail;
00:36:00 à 00:45:45: le relais dans lequel il travaillait fonctionnait la nuit pour remonter l'eau - il y avait un réservoir dont le socle était en pierre de taille et puis le reste en fonte - les pompes à piston (haute pression) prenait l'eau de ces réservoirs pour les pousser dans le réseau - les pompes à piston (basse pression) servaient à pomper l'eau hors des puits - comme ses collègues, il aime aussi beaucoup ce vieux matériel et ses pompes à piston - peu de contact avec les gens des SIG qui les prenaient un peu pour des rigolos - assez vite ils l'ont nommé chef d'équipe - d'autres ont moins bien réussi à s'adapter à la transition - lui aimait bien travailler avec les jeunes, "n'importe-qui peut nous apprendre quelque-chose" - son équipe a eu un nouveau fourgon - ils ne faisaient que de la pose - les piquets, c'était du lundi soir au lundi soir, le piquet 1, il avait le fourgon et le téléphone portable chez lui, le piquet 2 venait voir si vraiment il y avait un problème, le piquet 3 c'était pour l'intervention et puis ils faisaient venir des entreprises - il pense qu'il y a quand même eu des améliorations dans la sécurité, "qui est quand même une question d'argent" - il constate que de plus en plus ce sont les entreprises qui posent et les SIG ne font que les raccordements, car maintenant les entreprises de génie civil sont équipées pour le faire;

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-G-004-1 · pièce · 24.09.1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio faite par des femmes pour des femmes consacrée notamment à la formation professionnelle et au travail des femmes à l'occasion de la votation sur l'initiative populaire pour la formation professionnelle et un recyclage garanti lancée par le Parti socialiste ouvrier (PSO), à une interview d'une jeune employée de banque, au sketch radiophonique "Remue-méninge" créé par Alda De Giorgi et aux enjeux de la votation sur sur "l'arrêté fédéral sur l'économie sucrière indigène" (Durée totale: 02:04:30).

Résumé
Partie 1/4: sommaire de l'émission (03:00-04:30), interview de Christine Tulle Misteli, membre du Parti socialiste ouvrier (PSO), enseignante au SEPIA et militante de l'Association de défense des chômeurs (ADC) sur la formation professionnelle des femmes en marge de l' Initiative pour la formation professionnelle et un recyclage garanti lancée par le PSO (09:10-16:10, 20:00-26:00, 29:20-29:50), musique.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-A-004-1 · pièce · 1983
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'un maçon et typographe, Henri Tronchet, le personnage F, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 00:42:02).
Période évoquée: 1920-1950 (principalement)

Aperçu des thèmes (Partie 1/1):
Dans cet entretien, ce typographe devenu maçon traite notamment de la Ligue d'action du bâtiment (LAB), de la démolition des taudis de Saint-Gervais ainsi que des actions de résistance aux évacuations. Il raconte son entrée en apprentissage comme typographe et sa réorientation comme maçon pour raisons de santé. Il explique les façons dont il participait à à la Ligue d'action du bâtiment (LAB) et la grève de 1928.
Il raconte les changements du travail dans le bâtiment en lien avec les mois d'hiver et les intempéries. Il parle des structures organisationnelles en relation avec les luttes syndicales. Il se positionne sur le type de stratégies à adopter, notamment sur la nécessité que les mouvements de grève soient brefs. Il décrit la grève des jours fériés, les sabotages de machines et la « prise de l'Hotel de Ville ». Cet épisode a abouti à l'obtention du paiement des jours fériés dans toute la Suisse. Il parle des actions de résistance aux évacuations de logement. Il explique les raisons de l'organisation de la démolition des taudis de St-Gervais. Ces derniers étaient habités par des personnes ayant été évacuées de leur logement pour non paiement du loyer. Elles étaient ensuite relogées dans des logements qui appartenaient à la Ville et à l’Etat. L'idée de l'action était que les ouvriers initient eux-mêmes directement la démolition pour refuser ces relogements et créer du travail. Il mentionne les aspects judiciaires de ces actions et les liens avec la politique institutionnelle. Il effectuera deux ans de prison. Il raconte des anecdotes cocasses sur son activité de typographe pendant son incarcération.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-C-004-1 · pièce · 1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio sur la guerre d'Espagne. (Durée totale: 00:58:66)

Résumé de l'émission (Parties 1/2 et 2/2):
Présentation du Collège du travail et de l'émission sur Radio Zone par Jacqueline Berenstein-Wavre.
Interview de Henri Meyer, ouvrier du bâtiment, plombier, engagé dans les brigades internationales en 1936.
Compte rendu de l'exposition de Henri Capa au Musée de l'Elysée sur des photographies de la guerre d'Espagne.
Musique: chansons traduites en français de poèmes espagnols.
Réalisation: Christiane Wist.

La partie 2/2 commence par la suite de l'interview de Henri Meyer, de son quotidien sur le front en Espagne.

Wist, Christiane; animateur/trice