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CH-001784-0 SON-B-001-1 · pièce · 1985-1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'Albert Perinetto, ouvrier staffeur par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:57:28).
Période évoquée : 1920-1940

Aperçu des sujets traités dans l'interview (1/2 et 2/2) :
Albert Perinetto décrit les méthodes utilisées pour travailler et poser le staff, ce mélange de plâtre et de fibres utilisé dans le moulage et la pose d'ouvrages décoratifs. Il décrit les différentes matériaux et outils utilisés. Il parle de la réticence des anciens à transmettre le métier. Il décrit l'évolution de ce métier et du domaine du bâtiment à travers son expérience. Il se met à son compte en 1952 et engage son père comme ouvrier. Il raconte des anecdotes sur le métier de staffeur au Maroc, la tolérance du travail du samedi dans des situations exceptionnelles, l'ambiance du vendredi dans les ateliers et la réputation de bons vivants des staffeurs.

Sujets principaux - pointages temporels (1ère partie/2) :
00:04:00 Sur l'ambiance décontractée du vendredi à l'atelier – patron et architectes buvant des verres et jouant aux boules ensemble – pas de peur de côtoyer les concurrents ;
00:04:50 Apprentissage sur le tas - métier qu'on est obligé d'aimer ;
00:06:10 Se mettre à son compte en 1952 et engager son père comme ouvrier – plus belles années entre 1962 et 1965 ;
00:06:50 Méthodes de travail : comment poser une corniche – solidité dans le temps de la filasse trempée dans le plâtre - changement des méthodes avec les colles;
00:09:00 Coordination du travail de staffeur avec celui des menuisiers – staffeur, plâtrier, gypsier puis les menuisiers ;
00:09:50 Méthodes pour les plafonds : lattis puis sciure dans plâtre, treillis de poule – panneaux préfabriqués et usage de colles– huit à dix ans de recherche pour arriver à une bonne technique – le temps de séchage prolongeant de trois semaines un travail de deux jours ;
00:13:30 Métier très en vogue à l'époque du père : 20 à 30 staffeurs par pavillon ;
00:13:50 Méthodes de fabrication – le calibre : reproduction d'un dessin sur le zinc, passage sur un bois, insertion dans un sabot – la décoration, le moulage : modelage en terre glaise, empreinte en plâtre, deuxième plâtre pour la matrice, puis l'épreuve – usage de la colle de peau de lapin, la gélatine – colle d'or – colle d'os – staffeur-mouleur-modeleur ;
00:20:30 Fabrication du plâtre – le gypse – utilisation de la chaux – question des températures – cuisson du plâtre pour enlever les impuretés ;
00:23:20 Travail de l'apprenti : préparation de la colle, gélatine, chaux ;
00:23:40 Réticence des anciens à transmettre les techniques – ouvriers travaillant derrière des draps pour ne pas livrer leurs secrets;
00:24:45 Âge idéal pour entrée en apprentissage : avant 22 ans – 14 ans du temps du père ;
00:25:20 Charbonnier pendant la guerre ;
00:26:40 Travail du samedi et dimanche toléré pour sauver l'entreprise après la perte de quatre employés dans un accident ;
00:28:32 Tables mécaniques – pas de retraite avant 1947 ;
00:31:01 Staffeur d'atelier et staffeur de chantier : deux métiers différents ;
00:33:30 Savoirs innés ? - importance de la vue - ingratitude de certains autres métiers : métier de peintre ;
00:35:20 Nécessité d'avoir pratiqué le métier pour être patron, pour faire des devis ;
00:37:05 Père participe à l'exposition de Paris en 1925 ;
00:38:00 Les permis de séjours – la difficulté d'embaucher à distance – la pression des attentes de la famille au pays ;
00:41:20 Clientèle arabe – travail au Maroc – différence dans le travail de finition – échange de méthodes ;
00:44:45 Travail dans les mosquées : « Tout ce qui est en décoration, ils veulent que ce soit fait par la main de l'homme. C'est marqué dans le Coran ».

Perinetto, Albert; interviewé/e
CH-001784-0 SON-Z-001-1 · pièce · 08.08.1985
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Interview de femmes sur le travail ménager et les conditions matérielles et sociales dans les années 1920-1940, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:09:49).
Période évoquée: 1920-1940 (principalement)

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Cet entretien à plusieurs voix a pour axe le travail ménager (travail reproductif) et les loisirs à Genève dans les années 1920-1940. Christiane Wist rencontre un groupe de femmes dans une maison de retraite. Un projet d'approfondissement de ce projet n'est pas retenu par le Collège du Travail. Y sont notamment décrits: les conditions et les outils du travail ménager, le travail de soin aux aînés par les enfants, le système d'approvisionnement en eau, la prévention des maladies, les conditions et les mesures d'hygiène, la vie quotidienne animée dans les rues, le rationnement durant la guerre de 1914-1918, les moyens de transport, les premiers téléphones et installations d'électricité dans les foyers mais aussi la mode et la soumission des femmes aux hommes en matière de coupe de cheveux.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : appartements à Carouge, 30 à 40.- par mois - anecdote "vous avez des cabinets rien que pour vous!" - conditions d'hygiène - nid de couleuvres sous le plancher - cela a bien changé même s'il y a des restes - les toilettes par étage existent encore - à la coopérative, on pouvait acheter beaucoup de choses pour cinq francs - téléphone: les gens criaient très fort dans les téléphones, car c'était loin! - les téléphones étaient contre les murs, il fallait tourner le disque, pour lancer l'impulsion, puis prendre le cornet - les téléphones étaient rares - il fallait un cas grave pour déranger avec un téléphone - le lait de chèvre chaud en 1925: le troupeau passait aux Pâquis, le berger tirait le lait pour les malades - le primeur passait dans la rue avec les fruits et légumes, parfois cela durait longtemps, avec les conversations, "il était très humain", "souvent il nous donnait un fruit", les enfants faisaient les commissions pour les personnes âgées en 1914 - pour les balayures, on entendait l'homme qui passait pour les récolter;
00:09:00 à 00:18:00 : le vitrier passait dans la rue en chantant "ici le vitrier qui passe!", s'il avait le matériel, il le faisait de suite, sinon il revenait - l'aiguiseur ou le rémouleur passait - je suis venue à Genève en 1925, je gagnais 60 ct de l'heure dans un atelier d'horlogerie - le pain valait 30 à 45 ct - la pension valait 80.- par mois - on mettait un fourreau, on n'avait pas beaucoup d'habits et on en changeait peu - les mamans fabriquaient les vêtements - des couturières venaient dans les familles - on héritait les vêtements des sœurs et cousines - on allait souvent en bicyclette - il y avait trois familles de pasteur, une avec sept enfants, qui se passaient les vestes, ainsi les maîtres d'écoles reconnaissaient les enfants des mêmes familles - [les souvenirs de lessives font rigoler] au grenier, il y avait la chaudière - certaines avaient déjà le gaz à la fin de la deuxième guerre - mais certaines vont encore au salon-lavoir - ça rappelle les scènes de Zola - il y avait un bateau-lavoir à Saint-Jean, l'une d'elles l'a encore vu - il y a eu un accident, le bateau-lavoir a coulé: au quai du Seujet, il y avait des petits artisans, il a entendu crier les femmes qui se noyaient;
00:18:00 à 00:27:00 : un des lavoirs a continué après cela - ceux qui étaient du côté de Saint-Jean ont été très frappés par cette histoire - article de journal à ce sujet - le linge était bouilli et frappé - elle ne pense pas qu'il y a eu de décès, mais le Rhône est fort à cet endroit - les artisans avaient pignon sur rue - la mécanique était en hauteur, puis cela a changé, car ils ont mis des machines trop lourdes pour les planchers - il y avait un cordonnier qui faisait des souliers alors qu'on pouvait déjà les acheter dans les magasins - chiffonniers qui s'annonçaient encore dans la rue - on entendait les savoyards qui venaient faire le marché, dès 5h du matin c'était le défilé, tout était tiré par des chevaux - pour les gros travaux, c'était les chevaux percheron - le défilé pour aller marcher au Salève, il y avait beaucoup de gens qui se promenaient, il y avait un chemin de fer à crémaillère jusqu'à Monnetier - radio, poste à galène, on cherchait la fréquence - les émissions venaient de Paris, il y avait surtout des informations et de la musique - l'une d'entre elle allait au Salève depuis Plainpalais tous les dimanches, elle avait épousé un genevois, une fois, alors qu'il pleuvait, elle était rentrée en tram, environ 20 à 40ct - le tram de Veyrier avait une petite trompette - les diligences c'était avant la guerre de 1914;
00:27:00 à 00:36:00 : mais il y avait des fiacres avec les chevaux, il y avait un cocher, ils étaient stationnés au quai du Mont-Blanc - "le dernier conducteur de fiacre, cela fait pas longtemps qu'il est mort" - à la fête de l'Escalade on le sortait encore - le 1er studio de Radio-Genève, j'ai eu l'occasion d'y jouer, car je savais très bien articuler [noms des spectacles ou émissions] - on ne jouait pas la comédie, on lisait nos textes (je suis née en 1924, donc vers 1934-1936), c'était fantastique, je sortais le soir vers 22h - les fers à repasser sur le four ... les veilles de réception, les robes de fêtes empesées, une femme pratiquait cela à merveille, elle enseignait aussi - il y avait des magasins de repassage - le Feuillu est encore très bien fêté à Cartigny - les bas de cotons, tricotés à la main, ou en laine: on jouait une pièce à l'école, ma mère m'avait fait mettre des bas en laine, mais cela grattait, jusqu'au sang - dans les années 1930, chaque classe avait une grand-mère, on faisait une collecte et chaque Noël on leur offrait quelque-chose, parfois des manteaux - avant l'assurance-vieillesse - le chauffage avec le charbon - pendant la guerre c'était juste pour éviter que l'eau ne gèle;
00:36:00 à 00:45:00: les fourneaux à catelles sont les meilleurs - les briquettes, ça ne chauffait pas beaucoup - le samedi, ça sentait les briquettes à Cartigny, car c'était le jour du bain - on n'avait pas chacun son bain - les briquettes existaient pendant l'entre-deux-guerre et depuis longtemps, ce n'était pas très cher - pendant la guerre de 1914 on prenait des journaux, on les mouillait et puis on les faisait sécher et cela remplaçait le charbon, c'était un travail, il fallait de la force - il y avait le Gugus, un journal satyrique - juste avant la guerre, j'ai vu les premiers Marie-Claire - discussion autour du prix des livres, ils n'étaient pas si chers et il y avait des jolies éditions - l'installation de salles de bain: elles ont été installées dans les alcôves, où souvent dormaient les enfants - les chambres de bonnes étaient aussi transformées en salle de bain - la crainte de la tuberculose: elle se transmettait car on passait les habits de la morte à une autre - les grands portraits étaient très importants - M. Boissonas, photographe, magasin au bout de le rue Etienne-Dumont - les poses - les photos sont encore en bonne état;
00:45:00 à 00:47:09: les classes d'école étaient séparées - les garçons et les filles étaient séparées - mais en 1914 et en 1923 aux Charmilles, c'était mixte - il fallait payer et passer des examens pour faire des études secondaires - professions des jeunes filles.

Wist Christiane; interviewer/euse
CH-001784-0 SON-J-001-1 · pièce · 03.06.1993
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Marc Oltramare, médecin du travail, à propos de sa profession, des maladies et accidents du travail ainsi que du Dispensaire ouvrier des Pâquis.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-08:30 parcours de Marc Oltramare en médecine du travail et présentation de la profession
08:30-10:25 médecine du travail en Suisse
10:25-11:35 médecine du travail avant la Deuxième Guerre mondiale
11:35-14:20 projet d'exposition du Musée d'ethnographie de Genève
14:20-18:20 témoignage sur la pratique de la médecine du travail
18:20-21:10 cas d'intoxication au plomb en Suisse (saturnisme)
21:10-21:35 publications scientifiques de Marc Oltramare sur les maladies professionnelles
21:35-24:05 évolution du cadre légal pour la santé au travail
24:00-26:30 maladies professionnelles en Suisse
26:30-28:55 maladies professionnelles observées par Marc Oltramare à Genève: maladies de la peau, intoxications
28:55-31:25 à propos de la documentation et des archives disponibles
31:25-34:20 maladies professionnelles observées par Marc Oltramare (suite), dont l'intoxication aux solvants et silicose
34:20-37:40 prévention des accidents professionnels
37:40-41:00 Dispensaire ouvrier des Pâquis
41:00-42:00 Samaritains ouvriers à Genève
42:00-43:20 approches populaires du soin et de la médecine
43:20-44:05 évolution des instruments médicaux et des médicaments au 20ème siècle
44:05-45:15 rôle des infirmières
45:15-47:05 évolution des instruments médicaux et des médicaments au 20ème siècle (suite)

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-K-001-1 · pièce · 1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview par Alda De Giorgi de typographes et de graphistes genevois participant à l'atelier Atograph, un atelier d'occupation temporaire collectif ouvert à l'initiative du Syndicat du livre et du papier (SLP), à propos de l'impact de l'informatisation sur leurs métiers, leur passage par l'Atograph, l'autogestion, la pertinence des mesures de l'Office cantonal de l'emploi ainsi que les retombées personnelles du chômage.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/5, 1er interviewé)
00:00-06:25 description du processus pré-presse et évolution de la technique au fil des années
06:25-10:25 parcours professionnel de typographe
10:25-16:20 licenciement dans le cadre du rachat d'Impressa-Photocomposition et entrée au chômage
16:20-22:55 impact de l'introduction de programmes de correction sur le travail des correcteurs et le métier de typographe en général
22:55-25:30 professions de l'imprimerie en disparition face à l'évolution des techniques de graphisme et d'imprimerie, et émergence du métier de polygraphe
25:30-29:55 déroulement de la période de chômage
29:55-32:40 cours pour chômeurs de plus de 55 ans
32:40-36:25 arrivée à l'atelier Atograph et cours de formation suivis en matière de nouvelles technologies
36:25-38:35 annonce du licenciement et déroulement de la période de chômage dans un contexte de baisse de qualité du service en imprimerie
38:35-40:25 ambiance de travail à l'atelier Atographe
40:25-42:00 hobbies et loisirs à côté de l'activité professionnelle
42:00-43:10 sur la démoralisation en période de chômage et comment lutter contre
43:10-44:25 perspectives d'emploi
44:25-46:16 organisation du travail au sein de l'atelier Atograph

De Giorgi Alda; interviewer/euse
CH-001784-0 SON-A-001-2 · pièce · 1983
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'un menuisier-traceur, Adrien Buffat, le personnage A, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 00:54:05).

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
Dans cet entretien, un menuisier et militant syndical raconte les débuts de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB) ainsi que le fonctionnement quotidien et l'évolution des structures du syndicat. Il évoque notamment les raisons pour lesquelles certaines professions connaissent des engagements syndicaux plus précoces et plus stables. Il raconte aussi son cheminement aux côtés de Lucien Tronchet.

Repérage des sujets principaux (2ème partie/2):
00:00:10 Cotisation divisée en trois : activité syndicale, assurance chômage, assurance maladie – assurance maladie pas obligatoire – collecte officieuse de solidarité les soirs de paie
00:02:30 Différence de salaire entre ouvrier d'établi et débiteur traceur : un franc vingt contre un franc cinquante ou soixante de l'heure
00:03:00 Pas de versement d'argent à la famille ;
00:03:50 Pas de secrétaires permanents pour les activités syndicales courantes – un secrétaire local pour l'assurance maladie et chômage et un secrétaire central rédacteur du journal L'Ouvrier
00:07:05 Délégués désignés au coup par coup - compte-rendus tous les quinze jours - participation plus directe et personnelle des ouvriers aux activités syndicales qu'aujourd'hui;
00:08:10 Section de Genève réputée pour ses actions syndicales
00:08:50 Travail chez Casaï (Casalli) aux Acacias - « A Genève, contrairement à Lausanne, j'ai pu travailler une semaine sans que l'on s'inquiète de savoir si j'étais syndiqué ou pas »
00:10:40 Genève, moins syndiquée que Lausanne et concurrence des syndicats chrétiens sociaux; « les nouveaux engagés automatiquement offraient l'apéritif le soir de la première paie pour se faire agréer par l'équipe […] venir boire le "Cantex" »;
00:11:20 Anecdote au sujet de l'apéritif de bienvenue des chrétiens sociaux et la demande à la FOBB d'envoyer quelqu'un -« pas eu l'occasion de fraterniser entre nous à la mode lausannoise, soit avec la chique, soit avec la gousse d'ail, bref, on se connaissait mal »- « un homme est apparu là, en casquette, veston de velours, cravate lavallière... j'ai dit ça ne peut pas être quelqu'un d'autre que Lucien Tronchet » - Berra, député chrétien social et journaliste quitte le café peu après l'entrée de Lucien Tronchet;
00:17:50 Discussions sans fin entre Lucien Tronchet et le menuisier militant pendant leurs trajets vers Zurich pour participer au comité central;
00:18:40 La création de la FOBB par « cette équipe soudée » de Lucien Tronchet et ses amis, dont son frère;
00:19:45 l'Affaire de Versoix – Lucien Tronchet accusé de violation de domicile, atteinte à la liberté du travail;
00:23:20 Contribution importante des actions syndicales à Genève et Lausanne pour l'application des conventions collectives, le respect du temps de travail;
00:25:02 Vie syndicale « trépidante » doublée d'une lutte politique assez violente : l'époque de Georges Oltramare, des «  lascars » ;
00:25:30 Référence au livre Genève - Le temps des passions;
00:25:40 9 novembre 1932 - Léon Nicole demande des renforts à Lucien Tronchet – obligation pour toute « cette gauche disparate» de marcher ensemble «  un triomphe d'Oltramare sur le plan politique, ce serait en même temps un triomphe de Berra sur le plan syndical » ;
00:27:06 Vie quotidienne à Genève : « une Suisse miniature à laquelle il faut ajouter la Savoie » « cosmopolitisme de bon aloi » : Savoyards faisant la route tous les jours, Suisses-allemands, Valaisans et Vaudois;
00:29:20 Conditions de vie : en chambre dans une « petite pension bourgeoise où il fait bon se retrouver » - pas de problèmes financiers – pas de famille à entretenir;
00:31:00 La renommée de Lucien Tronchet dépassait les frontières du canton de Genève - Lucien Tronchet au Parti socialiste genevois pendant ses dernières années – « sa ligne directrice était anarcho-syndicaliste, en mettant anarcho avant syndicaliste »
00:32:29 Rencontres entre Lucien Tronchet et l'interviewé à Barcelone pendant la guerre civile - « davantage qu'un canif qui a dû passer de Genève à Barcelone par ses mains. »;
00:33:02 Amitiés et reconnaissance politique de Lucien Tronchet jusqu'aux Etats-Unis – Fédération américaine du travail ;
00:33:40 Influence bénéfique du partage d'activités syndicales avec Lucien Tronchet sur les activités de l'interviewé à Montreux dans la plus grande menuiserie ébénisterie de Suisse – président de la commission d'entreprise - «sans m'avoir donné de leçon, il m'a laissé beaucoup ».

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-B-001-2 · pièce · 1985-1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'Albert Perinetto, ouvrier staffeur par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:57:28).
Période évoquée : 1920-1940

Aperçu des sujets traités dans l'interview (1/2 et 2/2) :
Albert Perinetto décrit les méthodes utilisées pour travailler et poser le staff, ce mélange de plâtre et de fibres utilisé dans le moulage et la pose d'ouvrages décoratifs. Il décrit les différentes matériaux et outils utilisés. Il parle de la réticence des anciens à transmettre le métier. Il décrit l'évolution de ce métier et du domaine du bâtiment à travers son expérience. Il se met à son compte en 1952 et engage son père comme ouvrier. Il raconte des anecdotes sur le métier de staffeur au Maroc, la tolérance du travail du samedi dans des situations exceptionnelles, l'ambiance du vendredi dans les ateliers et la réputation de bons vivants des staffeurs.

Sujets principaux - pointages temporels (2e partie/2) :
00:00:05 Métier au Maroc, apprentissage, école du roi ;
00:00:50 Technique du plâtre repoussé – art mauresque – technique du carton-pierre ;
00:03:00 Choix du métier ;
00:03:50 Technique des chablons ;
00:06:10 Outils des staffeurs – outils en corne venus d'Espagne – utilisation de la gomme-laque pour durcir et entretenir les trésors ;
00:10:00 Pas de niveaux : les angles fait à l’œil ;
00:11:40 Staffeurs bons vivants – le tâcheron - chef mène l'équipe à la fête - équipe faisant la fête durant deux jours : « c'étaient des artistes dans tous les domaines ».

Perinetto, Albert; interviewé/e
CH-001784-0 SON-L-001-2 · pièce · 10.06.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Marijan Gruden, secrétaire chargé des travailleurs immigrés yougoslaves à la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis au Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l'organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et notamment de l'évolution des enjeux politiques et syndicaux pour les travailleurs immigrés yougoslaves. L'entretien, principalement en allemand, est mené par Malik von Allmen et Jean Steinauer dans le cadre du projet de recherche sur "L'apport de l'immigration au syndicalisme suisse depuis 1945: les hommes, les idées, les pratiques" 1996-2000".

Repérage des sujets principaux (2ème partie/3)
00:00-00:45 illustration du propos concernant l'augmentation de la xénophobie
00:45-03:40 intégration des travailleurs de nationalité yougoslave ainsi que de leurs familles dans le syndicat et en Suisse
03:40-07:35 relations du syndicat FOBB/SIB avec le syndicat d'État de Yougoslavie et rapport au travail pour les travailleurs de nationalité yougoslave
07:35-10:00 commentaire sur le rapport aux travail en Suisse pour les immigrés des différentes nationalités
10:00-11:30 rapport à l'intégration au sein des différentes communités
11:30-13:30 particularités des groupes de travailleurs en fonction de leurs nationalité
13:30-14:10 saisonniers albanais de Serbie et de Macédoine
14:10-15:50 sur le syndicat comme "relais" des travailleurs de Yougoslavie et les sentiments d'appartenance nationale dans le contexte de la dissolution de la Yougoslavie
15:50-16:45 commentaire sur les "clubs" yougoslaves (dès le début des années 1970)
16:45-19:30 comparaison des structures pour immigrés de nationalité yougoslave avec les organisations telles que les Patronati italiens et les colonies libres
19:30-25:50 de l'absence de pluralité dans la politique yougoslave à la libéralisation politique et économique du pays
25:50-30:55 portrait du syndicat d'État yougoslave
30:55-31:50 proportion de membres des syndicats en Yougoslavie
31:55-34:10 sur l'adhésion automatique pour les syndiqués de Yougoslavie au syndicat FOBB/SIB
34:10-37:00 sur la présence en Suisse d'organisations politiques et les organisations socio-culturelles pour les communautés de nationalité yougoslave (jusque dans les années 1990) et d'ex-Yougoslavie (années 1990)
37:00-39:00 à propos des organisations socio-culturelles albanaises en Suisse
39:00-40:45 sur l'absence des Albanais et des Serbes dans le syndicat FOBB/SIB dans le contexte des guerres de Yougoslavie
40:45-43:10 sur les tensions politiques au sein des immigrés d'ex-Yougoslavie
43:10-45:25 anecdote sur la campagne pour l'abolition du statut de saisonniers
45:25-46:57 actions de défenses individuelles pour dommages et intérêts et reconnaissance de l'invalidité dans le contexte de la modification de la Loi fédérale sur l’assurance-accidents en 1985

Gruden, Marijan; interviewé/e
CH-001784-0 SON-F-001-2 · pièce · 01.04.1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview d'un mécanicien et chef d'exploitation aux Services industriels de Genève (SIG), Paul Basset, par Alda de Giorgi, accompagnée de Charles Magnin (qui intervient brièvement dans la partie 2/2 de l'interview) en 1996. (Durée totale de l'entretien: 00:51:13)
Périodes évoquées: (1988-1996)

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Paul Basset était responsable de la section Rive gauche des Services industriels de Genève (SIG) au moment du rachat de la Société des Eaux de l'Arve (SEA). Il est question de la manière dont l'intégration cette entreprise privée de distribution d'eau potable aux Services industriels de l'Etat de Genève s'est faite, des aspects administratifs et techniques du fonctionnement des deux entreprises, de la distribution et de la vente d'eau, du type de qualification des employés, ou encore des logements de fonction des employés.

Collège du Travail, Genève; producteur/trice
CH-001784-0 SON-K-001-2 · pièce · 1996
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview par Alda De Giorgi de typographes et de graphistes genevois participant à l'atelier Atograph, un atelier d'occupation temporaire collectif ouvert à l'initiative du Syndicat du livre et du papier (SLP), à propos de l'impact de l'informatisation sur leurs métiers, leur passage par l'Atograph, l'autogestion, la pertinence des mesures de l'Office cantonal de l'emploi ainsi que les retombées personnelles du chômage.

Repérage des sujets principaux (2ème partie/5)
2ème interviewé
00:00-05:10 arrivée à l'atelier Atograph, accès aux indemnité en tant qu'indépendant au chômage et changements introduits avec la nouvelle Loi sur le chômage
05:10-08:30 parcours de graphiste
08:30-10:10 impact de l'introduction des outils informatiques sur le métier de graphiste
10:10-15:40 déroulement de la période de chômage
15:40-19:15 impact du chômage sur le moral
19:15-20:10 cours de formation suivis et spécialisation
20:10-21:35 conseils reçus à l'Office cantonal de l'emploi
21:35-23:15 autres métiers qualifiés ayant disparu
23:15-25:45 perspectives d'emploi, notamment en lien à l'âge
25:45-26:55 retombées positives de l'atelier Atograph
26:55-28:10 perspectives professionnelles à l'issue de la période d'occupation à l'atelier Atograph

3ème interviewé (début)
28:10-29:55 licenciement d'une entreprise de publicité et motifs du licenciement
29:55-37:55 déroulement des différents passages au chômage
37:55-39:20 compétences professionnelles en matière de logiciels informatiques
39:20-42:20 ambiance et organisation du travail à l'atelier Atograph
42:20-44:05 emploi et gains intermédiaires durant la période de chômage
44:05-46:51 projet professionnel après la fin de droit au chômage

De Giorgi Alda; interviewer/euse
CH-001784-0 SON-C-001-2 · pièce · 1986
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Emission de radio consacrée aux ouvriers du bâtiment et à leurs conditions de travail (Durée totale: 01:00:59).
Période évoquée: 1920-1980.

Résumé de l'émission (Parties 1/2 et 2/2):
Présentation du Collège du travail et de l'émission sur Radio Zone par Jacqueline Berenstein-Wavre.
Qui sont les Vétérans? par Gustave Berger.
Interview de Franz Aschwanden, menuisier ébéniste et joueur d'accordéon.
Visite de l'exposition organisée par la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB) en mai 1986 à Genève pour la prévention des accidents de la main. Commentaires: Jacques Robert et Gustave Berger.
Interview de Louis Bopp charpentier menuisier à propos d'un accident de travail à la main.
Musique: Enregistrement fait chez Franz Aschwanden;
Réalisation: Christiane Wist.

La partie 2/2 commence par la suite de l'interview de Franz Aschwanden.

Berger, Gustave; interviewé/e