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Interview de Vincent Kessler
CH-001784-0 SON-H-001 · pièce · 18.12.2017
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Vincent Kessler (né le 16.10.1934 à Fribourg), ouvrier chez Gardy, 1955-1957, 1960-1997, vice-président puis président de la commission du personnel. Interviewé par Fabienne Kühn accompagné de Patrick Auderset.
Période évoquée: 1934-1999.

00:00-00:59 introduction FK/VK ;
01:00-06:39 enfance à Fribourg, Basse-Ville ; deux frères (+ un aîné décédé, brûlé avec du lait après 2 jours) ; père (né en 1896), chauffeur de taxi, très strict; mère (née en 1910) vient de Corminboeuf ; mariage en 1929 ; VK né le 16.10.1934 ; enfance, jeux ; encore aujourd’hui, les anciens enfants de la rue de l’Industrie se réunissent – au début plus de 100, la dernière, en octobre 2017, 17 personnes ;
06:40-11:09 école non-mixte – chez les sœurs Ursulines, puis école du Bourg, des Places, enfin école secondaire (ceux qui ont des sous vont au Collège) ; les institutrices n’avaient pas droit de se marier ; à l’arrivée, la bible, puis le catéchisme à 11h00 ; école secondaire 13-16 ans ;
11:10-14:49 l’apprentissage : choix du métier, sa mère ne veut pas qu’il devienne brasseur, à cause de l’alcool ; souhaite devenir mécanicien voiture, mais pas de place, car très prisé ; finalement trouve une place à partir de janvier ; école de recrues en février 1954, dans sa 20e année, termine son apprentissage après, car l’armée n’accepte pas qu’il reporte son école de recrues ; (1er avril 1955 arrivée à Genève) ; apprentissage chez Bondi SA (patron juif, très gentil avec les apprentis), 2 sous de l’heure, mais aussi droit aux primes comme les ouvriers ;
14:50-16:24 départ à Genève, car pas de travail à Fribourg ; entreprise de machines à calculer, [Harva ?], faillite après 8 mois, 3 mécanos ; ne font pas des machines à calculer mais des mitraillettes pour la Syrie (14'000 pièces par mois) ;
16:25-17:49 engagé une première fois chez Gardy en octobre 1955 par l’intermédiaire de son épouse qui y travaille déjà. Y reste 2 ans, puis différents boulots, à son compte comme chauffeur ;
17 :50-20 :29 retour chez Gardy, aux prototypes, y reste 37 ans ; 850 employés à l’arrivée – pendant la Deuxième Guerre mondiale ils étaient 1200 – il y aurait eu un officier allemand et un anglais qui contrôlaient la qualité de la munition; lors du déménagement aux Acacias, ne sont plus que 450 et à son départ en retraite anticipée, 43 ; déclin de Gardy et de l’industrie genevoise – il y avait alors 27 entreprises qui ont pour la plupart disparu ;
20:30-23:29 débuts chez Gardy : travaille aux pièces sur une fraiseuse ; après, régleur, mais difficile avec les ouvrières, puis va aux prototypes ; 48 h/semaine, 3 semaines de vacances (ils se battaient pour obtenir 4 semaines, ce qu’avait ceux avec 25 de service – mais les vieux trouvaient que les jeunes n’ont pas avoir une vie plus facile qu’eux…) ; 2 francs 25 de l’heure (1er engagement), puis 2 francs 85/heure (2e engagement) ; les négociations se faisaient directement avec les patrons de l’entreprise – aujourd’hui, les managers ne peuvent plus s’engager sans en référer aux actionnaires ;
23 :30-27:39 activités dans la commission du personnel : 11 membres (plus ou moins un par atelier), par ex. 2 délégués pour l’atelier de montage de petit appareillage, qui emploie pricnipalement des femmes, 1 homme et 1 femme ; demande d’augmentation : 15 cts pour les ouvriers, 20 cts pour les ouvrières pour rattraper les salaires – vers 1980 les femmes avaient le même salaire que les hommes, si on incluait les primes ; à la commission du personnel de ABB, ils étaient payés (indemnités de séance), mais ceux de Gardy n’ont jamais voulu, pour garder leur indépendance ;
27:40-30:59 d’abord membre de la commission syndicale, avec Storz, puis très vite membre de la commission du personnel, vice-président de la commission de 1963-1984, président de 1984-1997 ; commission syndicale aborde les problèmes de fonds (travail aux pièces, 4 semaines de vacances), puis la commission du personnel transmet à la commission d’entreprise qui va négocier ; plus tard la commission syndicale a disparu, car plus suffisamment de participation ; les Genevois très à gauche par rapport à l’ensemble de la FTMH ;
31:00-33:59 élection de la commission du personnel ; syndiqués à 80% ; 1 séance mensuelle avec la direction ; en 1972, grosse mobilisation lorsque Gardy veut déménager à Préverenges ; réunion de la commission du personnel avec la commission syndicale au réfectoire ; par contre la commission syndicale se réunissait au café, pour éviter les oreilles indiscrètes ;
34:00-34:49 à propos de Roger Verdel, président de la commission du personnel ;
34:50-25:39 VK devient syndicaliste à cause de Lucien Tronchet : il avait un copain militant FOBB à Fribourg qui l’emmène à une assemblée syndicale à Genève dans laquelle intervient Tronchet ;
35:50-37:34 impossibilité pour les ouvriers d’assister à des séances syndicales à Fribourg, risque de licenciement - la situation économique à Fribourg était mauvaise ;
37:35-44:49 le président de la commission ouvrière occupe une charge à plein temps, car il s’occupe également de l’attribution des logements appartenant à la caisse de retraite – deux « villas Gardy », plus tard démolies, achetées et transformées en studio pour les saisonniers, car ne veulent pas les loger dans des baraques, c’était indigne !; également deux autres villas ; en 1964, construction d’un immeuble à Lancy par la caisse de retraite, à la route de Chancy (4 entrées, 6 étages) – HoGarLa ; lors de la liquidation de la caisse de retraite, vente de l’immeuble : argent distribué aux retraité-e-s ; les locataires devaient être syndiqués ;
44:50-45:14 les frontaliers avaient parfois de faux contrats, dans lesquels les salaires étaient annoncés plus élevés que ce qu’ils touchaient effectivement ;
45:15-49:49 le président de la commission ouvrière était aussi vice-président de la caisse de retraite ; VK ne sera pas actif à 100% comme président, victime de dénigrement par son dernier chef ; vers 1995-1996, problèmes dans l’entreprise qui conduisent à la mise à l’écart du directeur [Siedler ?] – séance avec le Conseil d’administration de la BCGE, dans lequel figurait aussi Pierre Schmid ; VK retraite anticipée en 1997 (retraite en 1999) ;
49:50-53:49 évolution de l’entreprise, changements des méthodes de travail lutte pour la suppression du travail aux pièces (Souvenirs pas très précis, différentes choses mentionnées) ;
53:50-57:29 relations avec la hiérarchie : les petits chefs étaient les plus pénibles ; intervention de de VK auprès de Chistian Grobet afin que Gardy obtienne du travail sur le chantier de l’autoroute de contournement ; VK avait un copain secrétaire de direction, qui parfois lui filait des tuyaux ;
57:30-57-59 rachat de Gardy par ABB vers 1996, puis fermeture en 1999 ; quelques anciens vont chez ABB à Satigny ;
58:00 :01 :00 :49 liquidation de la caisse de retraite ; inégalité entre les anciens directeurs (de Chambrier, Winiger) 125’000/130'000 francs et les ouvrières 500-600 francs !; finalement, décident de fixer un plafond pour les plus hauts salaires (35'000, puis 40'000) ; explications sur la répartition de la caisse de retraite ;
01:00:50-01:05:50 fermeture de l’entreprise en 1999, Similor reprend les locaux de Gardy ; en 1972, la direction voulait transférer Gardy à Préverenges : la commission du perosnnel a mis la main sur un dossier qui montrait que depuis 1960 la direction était décidée à déplacer l’activité ; transfert d’une partie à Préverenges, dysfonctionnents, puis retour ; luttes pour empêcher le déplacement de l’activité, un des administrateurs leur donne un dossier pour éviter de devoir se déplacer, grosse mobilisation [peu d’éléments précis] ;
01:05:50-01:08:59 mensualisation : De Meuron avait été d’accord, mais finalement est revenu en arrière, car l’ASM [Association suisse de l’industrie des machines] menaçait de boycotter Gardy si l’entreprise accordait la mensualisation ; la Commission du personnel accepte : en contrepartie, augmentation de salaire et quinzaine fixe ;
01:09:00-01:15:59 réactions du personnel à la situation politique internationale : deux réfugiés hongrois sur le registre de paie de Gardy, mais sans qu’ils y travaillent ; en 1967, 50 ans de la révolution russe : voyage en URSS de VK, Hans Marti, Claude Suter, André Hédiger + (Président de la Commission ouvrière de Sécheron) durant 15 jours, ils critiques les mauvaises conditions de sécurité dans les usines en URSS… ; dans les commissions ouvrières, ce sont surtout des membres du Parti du travail avec Storz ; les membres du PdT étaient ostracisés, même si c’était moins le cas chez Gardy, « Il fallait un certain courage pour être membre de la commission du personnel » ; décès de Verdel ( voir l’article de Nicolini dans La lutte syndicale) ;
01:16:00-01:20:00 il existe un film de la TSR sur Gardy [voir notes) : les journalistes sont venus deux fois – une fois, ils ont interviewé le plus réfractaire à l’activité syndicale ; il y avait un classeur de photographies avec les sorties du personnel et des retraités, VK l’a donné à Winiger qui le lui a jamais rendu ; évoque les réunions de retraités d’ABB, mais il n’y a que des Suisses allemands. C’est pas rigolo…

Kessler, Vincent
Action des gars du bâtiment
CH-001784-0 ADV-A-001 · pièce · 1955
Fait partie de Collection de films

Film produit par la section genevoise de la FOBB afin de présenter l'action du syndicat, notamment la lutte pour l'amélioration la sécurité sur les chantiers (manifestation lors de cortèges funéraires à la place Neuve en mars 1954), la manifestation du 1er mai ainsi que la fête de départ annuelle des saisonniers italiens

Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB)
CH-001784-0 SON-L-001-1 · pièce · 10.06.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Marijan Gruden, secrétaire chargé des travailleurs immigrés yougoslaves à la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis au Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l'organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et notamment de l'évolution des enjeux politiques et syndicaux pour les travailleurs immigrés yougoslaves. L'entretien, principalement en allemand, est mené par Malik von Allmen et Jean Steinauer dans le cadre du projet de recherche sur "L'apport de l'immigration au syndicalisme suisse depuis 1945: les hommes, les idées, les pratiques" 1996-2000.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/3)
00:00-01:45 Introduction de l'interview; présentation des recherches effectuées
01:45-02:15 Intérêt pour la vie quotidienne dans les sections
02:15-02:55 description des locaux de la centrale du SIB pour les travailleurs immigrés
02:55-08:00 parcours personnel de Marijan Gruden et arrivée en Suisse, originaire de Trieste, né à Belgrade en 1939 de parents slovènes en exil
08:00-13:15 arrivée de Marijan Gruden en Suisse, premier emploi et parcours syndical
13:15-16:05 naturalisation suisse de Marijan Gruden
16:05-19:20 formation de Marijan Gruden et établissement en Suisse pour le travail
19:20-22:40 suite du parcours professionnel de Marijan Gruden en Suisse et engagement syndical
22:40-23:05 mention de Luka Radic, délégué syndical romand des travailleurs
yougoslaves
23:05-24:40 sur les proportions différentes de travailleurs yougoslaves entre la Suisse alémanique et la Suisse romande
24:40-28:00 sur les sections cantonales au sein du syndicat, l'autonomie de celle-ci vis-à-vis du secrétariat central et la proportion des travailleurs de nationalité yougoslave au sein du syndicat
28:00-32:45 commentaire sur la situation politique en Yougoslavie et impact sur le nombre de travailleurs de nationalité yougoslave en Suisse
32:45-35:25 immigration de nationalité yougoslave dès la moitié des années 1960 pour une élite d'intellectuels (notamment médecins et ingénieurs), puis dès le début des années 1970 pour les travailleurs non qualifiés
35:25-38:00 centres de formation pour travailleurs du bâtiment en Yougoslavie soutenus par Parifonds
38:00-40:20 commentaire personnel sur la perception des travailleurs de nationalité yougoslave: appréciés des entreprises dans les années 1980, font l'objet de sentiment anti-yougoslave en raison d'une augmentation perçue de la criminalité des communautés concernées
40:20-44:06 commentaire et anecdotes sur les sentiments anti-immigrés (anti-yougoslave, anti-italien)

Gruden, Marijan; interviewé/e
CH-001784-0 SON-L-001-2 · pièce · 10.06.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Marijan Gruden, secrétaire chargé des travailleurs immigrés yougoslaves à la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis au Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l'organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et notamment de l'évolution des enjeux politiques et syndicaux pour les travailleurs immigrés yougoslaves. L'entretien, principalement en allemand, est mené par Malik von Allmen et Jean Steinauer dans le cadre du projet de recherche sur "L'apport de l'immigration au syndicalisme suisse depuis 1945: les hommes, les idées, les pratiques" 1996-2000".

Repérage des sujets principaux (2ème partie/3)
00:00-00:45 illustration du propos concernant l'augmentation de la xénophobie
00:45-03:40 intégration des travailleurs de nationalité yougoslave ainsi que de leurs familles dans le syndicat et en Suisse
03:40-07:35 relations du syndicat FOBB/SIB avec le syndicat d'État de Yougoslavie et rapport au travail pour les travailleurs de nationalité yougoslave
07:35-10:00 commentaire sur le rapport aux travail en Suisse pour les immigrés des différentes nationalités
10:00-11:30 rapport à l'intégration au sein des différentes communités
11:30-13:30 particularités des groupes de travailleurs en fonction de leurs nationalité
13:30-14:10 saisonniers albanais de Serbie et de Macédoine
14:10-15:50 sur le syndicat comme "relais" des travailleurs de Yougoslavie et les sentiments d'appartenance nationale dans le contexte de la dissolution de la Yougoslavie
15:50-16:45 commentaire sur les "clubs" yougoslaves (dès le début des années 1970)
16:45-19:30 comparaison des structures pour immigrés de nationalité yougoslave avec les organisations telles que les Patronati italiens et les colonies libres
19:30-25:50 de l'absence de pluralité dans la politique yougoslave à la libéralisation politique et économique du pays
25:50-30:55 portrait du syndicat d'État yougoslave
30:55-31:50 proportion de membres des syndicats en Yougoslavie
31:55-34:10 sur l'adhésion automatique pour les syndiqués de Yougoslavie au syndicat FOBB/SIB
34:10-37:00 sur la présence en Suisse d'organisations politiques et les organisations socio-culturelles pour les communautés de nationalité yougoslave (jusque dans les années 1990) et d'ex-Yougoslavie (années 1990)
37:00-39:00 à propos des organisations socio-culturelles albanaises en Suisse
39:00-40:45 sur l'absence des Albanais et des Serbes dans le syndicat FOBB/SIB dans le contexte des guerres de Yougoslavie
40:45-43:10 sur les tensions politiques au sein des immigrés d'ex-Yougoslavie
43:10-45:25 anecdote sur la campagne pour l'abolition du statut de saisonniers
45:25-46:57 actions de défenses individuelles pour dommages et intérêts et reconnaissance de l'invalidité dans le contexte de la modification de la Loi fédérale sur l’assurance-accidents en 1985

Gruden, Marijan; interviewé/e
CH-001784-0 SON-L-001-3 · pièce · 10.06.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Marijan Gruden, secrétaire chargé des travailleurs immigrés yougoslaves à la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB), puis au Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l'organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et notamment de l'évolution des enjeux politiques et syndicaux pour les travailleurs immigrés yougoslaves. L'entretien, principalement en allemand, est mené par Malik von Allmen et Jean Steinauer dans le cadre du projet de recherche sur "L'apport de l'immigration au syndicalisme suisse depuis 1945: les hommes, les idées, les pratiques" 1996-2000".

Repérage des sujets principaux (3ème partie/3)
00:00-01:30 relations avec les syndiqués de nationalité yougoslave sur le plan politique
01:55-04:45 différences entre Suisse alémanique et Suisse romande sur l'organisation et la participation des affiliés yougoslaves, et importance de la défense individuelle
04:45-06:00 participation des syndiqués italiens
06:00-08:50 importance de la religion pour certaines communautés de travailleurs et la concurrence avec les syndicats chrétiens
09:40-12:50 réflexion personnelle de Marijan Gruden, à l'approche de la retraite, sur les relations avec les jeunes et leur mentalité ainsi que sur la libéralisation des partis politiques sociaux-démocrates
12:50-15:05 engagement politique de Marijan Gruden au Parti socialiste suisse et en Italie
15:05-19:20 sur le sentiment d'appartenance nationale de Gruden
19:20-19:37 conclusion de l'interview

Gruden, Marijan; interviewé/e
CH-001784-0 SON-Z-002-1 · pièce · 25.10.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Enregistrement d'une séance de travail d'Alda De Giorgi, secrétaire générale du Collège du Travail avec Aramis Cremonini, un employé de la Fédération des ouvriers du bâtiment (FOBB) (Durée totale de l'entretien: 00:43:33).

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Alda De Giorgi a invité Aramis Cremonini pour lui demander de l'aide pour la confirmation ou élucidation de dates ou d'événements sur des photographies conservées dans les fonds du Collège du Travail. Elle le décrit comme le bras droit de Lucien Tronchet. C'était un employé de la FOBB. Cet enregistrement n'est pas un interview.
Un arrêt du Tribunal fédéral de 2000 le décrit de la manière suivante: « Aramis Cremonini, né en 1918, a été secrétaire syndical du Syndicat de l'industrie et du bâtiment de 1960 à 1983. Au début des années soixante, il a mis sur pied un réseau de distribution de différents vins (suisses et étrangers) et, par la suite, de divers produits alimentaires, qu'il exploitait, à l'enseigne du "Club de l'Economie", sous la forme d'une raison individuelle ».

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : à sa connaissance il n'avait que deux frères, Pierre et Henri, deux demi-frères - Pierre a été blessé à la jambe aux événements de 1932 - Ludovici était un anarchiste et a envoyé Pierre chez lui à Paris, la famille Cremonini était à Paris, c'était des réfugiés politiques - plusieurs camarades anarchistes de son père son devenu ministres sous Mussolini, Mussolini avait promis la liberté syndicale, sur le papier c'était effectivement le cas, dans les faits, c'était pas du tout cela - histoires de coeur de Pierre et Lucien - en 1932 Pierre a quitté la Suisse déguisé en curé, comme Henri, mais après lui - accident: Pierre s'est noyé dans l'Arve - il lui semble que Pierre était plus intègre que son frère - commentaire sur l'habillement, la lavallière: c'est anarchiste, socialiste aussi - Lucien Tronchet à Saint-Antoine (lui ne pense pas le reconnaître sur cette photo) - ;
00:09:00 à 00:18:00 : Bertoni a écrit un livre sur le père d'Aramis Cremonini - Lucien Tronchet aux Etats-Unis - histoire obscure pas très glorieuse - [discussion en rapport avec des dénonciations de communistes, des lettres, les motivations anti-communistes] - il faut se remettre dans le contexte de la guerre d'Espagne - "l'affaire des cowboys?", en 1958, il n'était déjà plus là;
[un téléphone au sujet d'un fax les interrompt];
00:18:00 à 00:27:00 : aux Imprimeries populaires, il y a eu Bertholet et puis il y a eu Conrad - lui n'a pas vu Tronchet en curé - 1948: Tribunal de Police, l'affaire des cowboys, il sait que ça a eu lieu mais ne se souvient pas de grand chose à ce sujet - Gustave Berger, pas celui qui était administrateur de la FOBB, celui qui était anarchiste - il reconnaît une série de personnes et les nomme, Alda De Giorgi prend note - Jeunesse FOBB;
00:27:00 à 00:31:32: fêtes de Genève, les organisateurs versaient quelque-chose à ceux qui faisaient des chars - ça, c'est peut être un du CIO (Congress of Industrial Organization) (syndicat des Etats-Unis) - les conférences de Lucien Tronchet se faisaient en dehors de la FOBB, lui ne les connaît pas - photos des funérailles;

Cremonini, Aramis; interviewé/e
CH-001784-0 SON-L-002-1 · pièce · 10.06.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Mariano Pacheco, secrétaire central du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l’organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et l’évolution des structures organisationnelles liées à leur participation. L'entretien est mené par Malik von Allmen et Jean Steinauer dans le cadre du projet de recherche sur "L'apport de l'immigration au syndicalisme suisse depuis 1945: les hommes, les idées, les pratiques" 1996-2000.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-04:00 parcours professionnel et formation de Mariano Pacheco
04:00-04:50 départ d'Espagne dans le contexte du franquisme et de crise économique
04:50-05:10 formation en emploi dans la métallurgie
05:10-06:50 débuts de l'activité syndicale et politique de Mariano Pacheco
06:50-08:45 statuts de séjour de Mariano Pacheco en Suisse
08:45-10:35 fonction et rôle politique de Mariano Pacheco au poste de permanent au secrétariat central du SIB
10:35-14:35 débuts au syndicat FOBB/SIB; évolution de l'organisation du syndicat sur les enjeux pour les travailleurs immigrés
14:35-15:50 organisation du syndicat et organisation des élections
16:55-18:00 organisation des comités régionaux
18:00-20:35 organisation de la conférence nationale des secrétaires chargés des travailleurs immigrés
20:35-28:00 différences entre la Suisse alémanique et la Suisse romande dans l'organisation autour des travailleurs migrants; rôle de la langue dans l'organisation
30:35-32:05 organisation des groupes d'intérêts saisonniers
32:05-35:25 perspectives de changement dans l'organisation du syndicat
35:25-38:05 enjeux propres aux travailleurs du Kosovo pour l'organisation du syndicat
38:05-40:40 sur l'absence de travailleurs immigrés de deuxième génération
40:40-42:15 engagement de Mariano Pacheco dans le contexte de l'initiative Schwarzenbach
42:15-44:35 sur le manque de cadres de deuxième génération et de secrétaires femmes au SIB
44:35-47:18 absence de travailleurs immigrés dans la représentation syndicale

Pacheco, Mariano; interviewé/e
CH-001784-0 SON-Z-002-2 · pièce · 25.10.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Enregistrement d'une séance de travail d'Alda De Giorgi, secrétaire générale du Collège du Travail avec Aramis Cremonini, un employé de la Fédération des ouvriers du bâtiment (FOBB) (Durée totale de l'entretien: 00:43:33).

Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2) :
Alda De Giorgi a invité Aramis Cremonini pour lui demander de l'aide pour la confirmation ou élucidation de dates ou d'événements sur des photographies conservées dans les fonds du Collège du Travail. Elle le décrit comme le bras droit de Lucien Tronchet. C'était un employé de la FOBB. Cet enregistrement n'est pas un interview.
Un arrêt du Tribunal fédéral de 2000 le décrit de la manière suivante: « Aramis Cremonini, né en 1918, a été secrétaire syndical du Syndicat de l'industrie et du bâtiment de 1960 à 1983. Au début des années soixante, il a mis sur pied un réseau de distribution de différents vins (suisses et étrangers) et, par la suite, de divers produits alimentaires, qu'il exploitait, à l'enseigne du "Club de l'Economie", sous la forme d'une raison individuelle ».

Repérage des sujets principaux (2ème partie/2) :
00:00:00 à 00:09:00 : discussion autour d'un architecte - mention d'une personne qui se droguait - [ils regardent les photos, Aramis Cremonini ne reconnaît plus beaucoup] - mariage et relations de Lucien Tronchet - soumission dans les rapports professionnels - séminaire de l'Union Syndicale Suisse (USS)- celui-là avait des idées nazies pendant la guerre, entrée à la FOBB?, "avec Lucien tout était possible ;
00:09:00 à 00:18:00 : [photos, identifications] - les saisonniers, il en avait fait une affaire politique "mais il s'en foutait lui des saisonniers" - Lucien Tronchet bégayait, il avait fait des écoles pour s'en guérir.

Cremonini, Aramis; interviewé/e
CH-001784-0 SON-L-002-2 · pièce · 10.06.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Mariano Pacheco, secrétaire central du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l’organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et l’évolution des structures organisationnelles liées à leur participation. L'entretien est mené par Malik von Allmen et Jean Steinauer dans le cadre du projet de recherche sur "L'apport de l'immigration au syndicalisme suisse depuis 1945: les hommes, les idées, les pratiques" 1996-2000.

Repérage des sujets principaux (2ème partie/2)
00:00-01:00 départ de Suisse d'ouvriers du bâtiment qualifiés, pour une partie politisés
01:00-03:50 cycle de migration court des travailleurs portugais
03:50-06:35 engagement syndical des travailleurs portugais
06:35-09:15 établissement en Suisse et engagement syndical de travailleurs immigrés, notamment pour les travailleurs yougoslaves ou kosovars
09:15-12:50 perspective de participation des travailleurs immigrés dans le contexte des changements dans la structure organisationnelle du syndicat
12:50-14:45 sur la non participation d'une partie des travailleurs immigrés aux mobilisations
14:45-16:30 évocation du racisme comme motif de non participation
16:30-18:00 différences de participation aux travailleurs immigrés entre régions urbaines et rurales
18:00-21:40 archives disponibles sur les participants aux différents congrès depuis 1945
21:40-22:10 conclusion de l'interview
22:10-26:15 action de solidarité menée en mai 1999 par le Syndicat international de travailleuses et travailleurs (SIT) et le SIB pour faire venir à Genève les familles de syndicalistes albanais réfugiés en Macédoine
26:15-26:33 conclusion de l'interview

Pacheco, Mariano; interviewé/e
CH-001784-0 SON-L-003-1 · pièce · 11.06.1999
Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

Interview de Vasco Pedrina, président du Syndicat Industrie et Bâtiment (SIB), à propos de l’organisation des travailleurs immigrés au sein du syndicat et l’évolution des structures organisationnelles liées à leur participation. L'entretien est mené par Malik von Allmen et Jean Steinauer dans le cadre du projet de recherche sur "L'apport de l'immigration au syndicalisme suisse depuis 1945: les hommes, les idées, les pratiques" 1996-2000.

Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
00:00-00:45 débuts de la"filière politique tessinoise" issue de mai 1968
00:45-03:50 personnes à contacter dans le cadre du projet
03:50-05:50 analyse de Domenico Visani sur le positionnement et le mode d'organisation de l' Union syndicale suisse (USS) et de l' Organizzazione cristiano-sociali ticinese (OCST): syndicalisme de classe, corporatisme et organisation interprofessionnelle
05:50-06:10 commentaire sur l'ouverture des syndicats suisses à l'immigration et sur les politiques anti-communistes
11:20-13:50 croissance de la Fédération des ouvriers du bois et du bâtiment (FOBB) durant le secrétariat d'Ezio Canonica et élection de Vasco Pedrina au poste de secrétaire central de la FOBB
13:50-18:20 évolution du paysage syndical au Tessin: lien avec le mouvement antifasciste, intégration des travailleurs immigrés, génération de 1968 et perception des immigrés comme avant-garde de la classe ouvrière
18:20-19:35 fondation de la colonie libre italienne à Fribourg
19:35-20:10 l'initiative Schwarzenbach comme première bataille politique de Vasco Pedrina
20:10-21:50 engagement syndical de la "filière politique tessinoise" auprès de l'immigration comme priorité politique dans le soutien à la classe ouvrière
21:50-22:40 personne à contacter dans le cadre du projet de livre: Marco Mona, avocat à Zurich
22:40-23:40 autres personnes à interviewer dans le cadre du projet
23:40-25:10 entrée de Vasco Pedrina en 1980 à l' Œuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO), adhésion à la Ligue marxiste révolutionnaire (LMR) dans les années 1970, engagement pour l'immigration, les luttes anti-impérialistes et notamment engagement pour la lutte anti-franquiste
25:10-25:30 Mariano Pacheco comme autre figure syndicale à interviewer
25:30-26:25 entrée à la Centrale d'éducation ouvrière; développement de la centrale en Suisse romande
26:25-28:45 formations syndicales à partir de 1980; sur la dépolitisation des participants
28:45-29:50 sur la dépolitisation des formations syndicales en Suisse en comparaison avec les pays d'origine
29:50-34:05 évolution des formations syndicales en Suisse romande
34:05-37:40 organisation de la centrale du syndicat FOBB/SIB; création du secrétariat central; élection de Vasco Pedrina au poste de secrétaire central en 1987
37:40-39:00 organisation du Secrétariat central autour des communautés d'immigrés: italienne (Vasco Pedrina), espagnole (Mariano Pacheco); yougoslave (Marijan Gruden); portugaise (Manuel Beja).
39:00-47:12 contexte et stratégie de mobilisation pour la campagne sur le statut de saisonnier

Pedrina, Vasco; interviewé/e