bicyclette

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              CH-001784-0 SON-A-013-1 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un plâtrier, Fausto De Marchi, le personnage Q, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:01:21).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
              Ce plâtrier est arrivé à Genève depuis le Tessin, il a d'abord travaillé comme manœuvre avant de "voler le métier". Il faisait les travaux qui demandaient de la patience. Ils constituaient des équipes et proposaient un prix à la pièce aux patrons. Il décrit ses méthodes de travail et son engagement syndical. La deuxième partie de l'entretien (non transcrite) porte essentiellement sur sa vie aux Pâquis et des méthodes de travail.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-011-1 · pièce · 1983-1984
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un colleur de papier peint, le personnage O, par Paulette Deleval et Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 00:57:39).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
              Dans cet entretien, ce colleur de papier peint, syndiqué à la Fédération des ouvriers sur bois et du bâtiment (FOBB) raconte son premier petit boulot à onze ans et demi, puis son apprentissage à 13 ans et demi. Il travaillait en étant payé à la pièce, c'est à dire au rouleau. Il raconte les méthodes de sabotage spécifiques aux colleurs. Pour les colleurs de papiers peints, parfois une ou deux heures supplémentaires le soir, leur faisait gagner un ou deux jours de travail. Il faisait beaucoup de football.

              Repérage des sujets principaux (1ère partie/2)
              00:00:00 à 00:09:00 : description du métier de colleur de papier peint: les outils (travail au ciseau), le transport à vélo (son premier vélo, pas de vitesses) - accident de vélo - vingt à vingt-cinq colleurs de papiers peints à l'époque à Genève - grande évolution du métier (plus grande facilité grâce aux outils) - Bon apprentissage à 13 ans et demi à Yverdon, bon patron qui buvait beaucoup. A appris le métier par lui même - Après le travail, il faisait les courses (depuis l'âge de 11 ans) - sa mère fait des ménages;
              00:09:00 à 00:18:00 : football: ils s'entraînaient eux-mêmes (Regina, Stella, Jonction, Young Boys, équipe de la fédération ouvrière SATUS), a été sélectionné pour aller en Russie, mais le communisme n'était pas son point de vue - Lucien Tronchet, un individualiste - Henri Tronchet a reçu une balle le 9 novembre - 9 novembre: ils n'auraient pas du mettre des jeunes de l'école de recrue - "toujours eu l'idée de défendre la classe ouvrière, défendre mon métier" - A 17-18 ans, il voulait gagner de l'argent, il a tout de suite eu 200-300 francs par mois - Mère célibataire, père avait autre famille à Lausanne, n'a jamais payé de pension, donnait 10 francs par semaine à sa mère - mobilisé en 1939;
              00:18:00 à 00:27:00 : fils mort de leucémie - payé à la pièce, au rouleau - 1.30 francs de l'heure, dans notre métier on paie la colle les outils on paie tout - sa femme n'a plus travaillé comme sommelière - Sœur est venue d'Italie - Un homme immigré allait jusqu'à cacher sa femme - sa mère puis sa sœur ont eu une épicerie - sa mère était culottière, elle travaillait pour l'armée, les habits militaires - en 1933, onnu un peu le chômage, sept huit mois. On touchait une allocation de la FOBB. - Vente de l'épicerie, soeur à Yverdon. - "Avant la guerre, les conditions étaient bien moins bonnes que maintenant. En principe, celui qui voulait travailler, il arrivait toujours à une solution, il y en avait peu, mais on se débrouillait. Mais le patron s'il a pas de travail, il a pas d'argent non plus. Les conditions n'étaient pas plus difficiles. Il y a beaucoup d'ouvriers qui auraient eu besoin d'un coup de pied au cul" - Entrée au syndicat pendant la grève, revendication d'un tarif plus élevé, la FOBB après nous a aidé.
              00:27:00 à 00:35:00 : " Et on est arrivé à un meilleur résultat. La grève a duré 6 mois. C'est pour cela qu'on a fait ces travaux. J'ai continué à venir au syndicat. Il y avait 8 assemblées par an.
              [ Césure]
              Ce métier est un petit peu un métier libertin: Vous êtes aux pièces. Midi à 14 heures on va boire une bière parce-qu'on peut. Moi à 6h30, je commençai directement le travail. Certains arrivaient à 7h 8h 9h. Chacun arrivait quand il voulait. Colleurs qui n'arrivaient pas à avoir des grandes grandes paies. C'est un super métier. - Les meilleurs métiers dans le bâtiment: carreleurs, ponceurs, parqueteurs,
              ... engrangé de l'or pendant un moment.- Attaché au travail à la pièce.- On était un bon groupe. Favre, il avait des crises d'épilepsie, il tombait de l'échelle, maintenant il serait à l'invalidité. - Mais Tronchet c'est lui qui a amené la masse. - Il faut défendre son métier, mais on a beaucoup de moyens pour défendre. On mettait de l'acide dans les colles sur le papier. On est pas des anarchistes, moi je suis plutôt socialiste;"
              00:36:00 à 00:46:06 "Les bagarres, c'est pas dans ma nature. Si je dois me défendre je le fais, mais c'est pas mon truc.- Je suis plutôt philosophe, j'aime bien aider les vieux. - On est passé du rouleau au mètre carré, mais dans un vestibule c'est plus compliqué. - J'ai dit à maman je n'irai plus faire les commissions. - Je travaillais chez le Père Pillonnet, rue Gerber il faisait les marchés dans le canton de Vaud. - Il avait des sacoches sur son vélo. Il faisait la chine. Il vendait tout ce qui était utile pour la femme à la maison.- L'accident typique c'est tomber d'une échelle. - Un bâtiment de luxe n'a pas rapporté plus. Le luxe ça ne paie pas. - A travaillé à l'Hôtel Métropole, à la construction de la Société des nations (SdN) et du Bureau international du travail (BIT). - Les grèves sur le chantier de la SdN ne m'ont pas touché. - Pas de fête d'inauguration pour les bâtiments. La SdN et le BIT représentaient plutôt un espoir pour le peuple.- Onze ans et demi chez Monsieur Pigeonnet."

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-013-2 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'un plâtrier, Fausto De Marchi, le personnage Q, par Christiane Wist (Durée totale de l'entretien: 01:01:21).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Parties 1/2 et 2/2):
              Ce plâtrier est arrivé à Genève depuis le Tessin, il a d'abord travaillé comme manœuvre avant de "voler le métier". Il faisait les travaux qui demandaient de la patience. Ils constituaient des équipes et proposaient un prix à la pièce aux patrons. Il décrit ses méthodes de travail et son engagement syndical. La deuxième partie de l'entretien (non transcrite) porte essentiellement sur sa vie aux Pâquis et des méthodes de travail.

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice
              CH-001784-0 SON-A-006-1 · pièce · 1983
              Fait partie de Collection d'enregistrements sonores

              Interview d'une polisseuse de bijouterie et livreuse ainsi que femme de syndiqué, Madeleine Bertholet, le personnage H, par Paulette Deleval (Durée totale de l'entretien: 00:46:39).
              Période évoquée : 1920-1940 (principalement)

              Aperçu des thèmes (Partie 1/1):
              Dans cet entretien, cette polisseuse en bijouterie et livreuse raconte son parcours. Elle relate ce qui composait la vie quotidienne. Elle se rappelle avec enthousiasme de ses premières vacances qu'elle fit à vélo et l'ambiance exaltée des ouvriers et la liesse commune ressentie dans les traversées de campagnes lors de ces premiers congés payés. Elle parle aussi du rapport à l'argent que lui avait inculqué sa vie de famille et de la croyance dans la Société de Nations.
              Elle aurait pu continuer sa scolarité, mais habitant loin du centre de la ville, elle recevait les convocations trop tard, elle n'a donc pas réussi à se présenter à temps aux examens qui lui auraient permis d'accéder à une bourse. Finalement, elle a pris une place de polisseuse de bijouterie, car c'était cette place là qui était proposée dans la Tribune de Genève. Elle était payée 20 francs par mois comme polisseuse, puis 90 francs par mois comme livreuse pour la Laiterie de Champel. Elle raconte comment « ceux qui militaient, ils fallait qu'ils soient impeccables. » Après son mariage, leur fille est tombée malade. Ils n'avaient pas de caisse maladie pour elle et ont du payer sur le long terme cette facture de 90 francs. Elle commente l'usage du terme "ami" pour s'interpeller entre gens qui travaillaient, et dans le mouvement pacifiste, et celui de "camarade" pour parler de quelqu'un du syndicat. Elle dit aussi sa peine lorsque cet usage a changé. Ils ont vécu une période où elle et son mari étaient au chômage.
              Elle raconte les premières vacances, les tours à vélo à plusieurs pendant 8 ou 15 jours, où ils n'avaient pas assez pour se nourrir, mais "c'était merveilleux". L'année des congés payés. Les chansons liaient les camarades les unes aux autres. Ils vivaient simplement. Elle assistait à des conférences de pacifistes. Son mari n'a pas voulu faire le service militaire. Elle parle des marchands d'armes comme Schneider et Krupp qui se faisaient beaucoup d'argent en vendant pour les deux côtés et qui ne se faisaient jamais bombarder les usines de production d'armes.
              Son mari a fait 13 mois de prison. Pour lui, si on croyait à la Société des Nations alors on ne faisait pas l'armée. Il n'en garde pas un mauvais souvenir car « il en a profité pour penser, pour avancer intellectuellement et spirituellement » « déjà il avait été formé par sa mère ».
              Il raconte la fondation d'une coopérative d'électricité fondée lorsqu'il n'y avait plus de travail pour les électriciens. Son mari et un autre électricien l'ont fondée avec l'aide d'un financement de Charles Rosselet en 1939. A la fin, ils étaient une quarantaine dans la coopérative, cela fonctionnait bien malgré les prédictions négatives de certains. Il y avait une solidarité entre coopératives, un esprit socialiste, dit-elle. Elle a vécu le chômage de 1938 plus durement que celui de 1932-1933, car dans le foyer de ses sœurs et frères et de sa maman, il y avait une belle attitude par rapport à l'argent. « Tout le monde sait qu'il doit aider un peu à la maison, et vraiment ils nous ont libéré du côté de l'argent malgré qu'on était toute cette bande (...) plus je me dis, parce qu'on a l'esprit très libre vis-à-vis de l'argent, on est maître de beaucoup de choses. C'est une force pour la vie. On se laisse beaucoup moins corrompre" (…). Ils se sont rencontrés dans le mouvement pacifiste. Quand elle a eu sa fille, elle a arrêté de participer aux meetings politiques. Son mari était objecteur de conscience pour des raisons idéales et spirituelles. Il a fait partie de la commission sociale de l’Église. Ensuite il est allé à Berne, c'était le premier objecteur de conscience qui a été élu conseiller national. Un mois de prison valait une année de privation des droits civiques. Elle parle des mouvements d'abstinence, de l'ouverture de chalets et de jardins ouvriers. « On avait l'impression d'aller vers un monde nouveau » « Les femmes avaient un rôle à jouer, c'est épatant ça." Elle mentionne la création de la maison du syndicat la Fenière. Sa belle-mère était membre des femmes socialistes. Les églises étaient contre l'assurance vieillesse. Ils se sont mariés dans la maison des quakers, mais plus tard son mari se fâchera contre l’Église pour des raisons pacifistes.

              L'entretien se termine au temps 00:37:00, puis commence la 3e partie de l'entretien de Sacchi (SON-A-005-3).

              Collège du Travail, Genève; producteur/trice